La plaque Caraïbe se déplace, de manière relative, par rapport aux plaques Nord Amérique et Sud Amérique qui la bordent au nord, à l’est et au sud. Ce mouvement se traduit, dans la région des Petites Antilles par une convergence entre la plaque Caraïbe et le plancher océanique Atlantique (plaques Nord Amérique et Sud Amérique) selon une direction ENE-WSW, à une vitesse d’environ 2 cm/an. Une grande partie de cette convergence est absorbée dans la zone de subduction (enfoncement de la lithosphère atlantique sous l’arc des Petites Antilles) qui marque la frontière entre la plaque Caraïbe et les plaques Amérique, mais une fraction résiduelle entraîne des déformations à l’intérieur des plaques, notamment au niveau de l’arc des Petites Antilles.
L’archipel guadeloupéen correspond donc à un niveau élevé de l’aléa sismique. Ceci est dû non seulement aux séismes lointains de la zone de subduction Amérique /Caraïbe, mais aussi à l’activité sismique intraplaque Caraïbe.
Au niveau ou à proximité des îles de la Guadeloupe, les principaux séismes historiques ressentis sont les suivants :
Le 3 août 1992 un séisme de magnitude 5,6 a été enregistré à 40 km à l’est de l’île de Marie-Galante. Le 1er novembre 1983, le séisme enregistré à moins de 20 km à l’est de Marie Galante avait atteint la magnitude 4,8.
Très récemment, le tremblement de terre du 21 novembre 2004, localisé à environ au sud-est des Saintes, a atteint la magnitude 6,3.
Les acteurs locaux de Guadeloupe engagent de nombreuses actions pour la prévention du risque sismique, et ce même avant le lancement du Plan Séisme. Les initiative les plus importantes sont :