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Réglementation en vigueurRéglementation en vigueur - Bâtiments à risque normal

Les constructions de la catégorie dite « à risque normal » doivent résister à une accélération horizontale définie par un spectre de réponse en accélération forfaitaire (défini au niveau national par un arrêté d’application) ou spécifique (si la commune concernée est visée par un PPR sismique).

Dans le cas forfaitaire, le spectre dépend de la zone de sismicité, de la catégorie du bâtiment et du type de sol (défini par les règles parasismique en vigueur) sur lequel est construit le bâtiment.

Spectre forfaitaire risque normal

La France dispose depuis le 24 octobre 2010 d’une nouvelle réglementation parasismique, entérinée par deux décrets sur le nouveau zonage sismique national et d’un arrêté fixant les règles de construction parasismique à utiliser pour les bâtiments à « risque normal » sur le territoire national (modifié par l’Arrêté du 19 juillet 2011). Ces nouveaux textes réglementaires sont d’application obligatoire à compter du 1er mai 2011.

Les Décrets no 2010-1254 et no 2010-1255 du 22 octobre 2010 complétés par l’Arrêté du 22 octobre 2010 (modifié par l’Arrêté du 19 juillet 2011) précisent la nouvelle classification et les nouvelles règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite « à risque normal ».

Le spectre de réponse en accélération à utiliser est défini dans le cadre des règles de construction parasismique dites « EC8 » disponibles auprès de l’AFNOR (norme NF EN 1998-1). La zone de sismicité   et la catégorie de bâtiment permettent de définir l’accélération maximale de référence (notée agr) au niveau d’un sol rocheux à prendre en compte pour la définition de ce spectre. Ces valeurs d’accélération maximale de référence sont indiquées dans le tableau suivant.

Accélération nominale (m/s2)
ZonesCatégorie d’importance I Catégorie d’importance II Catégorie d’importance III Catégorie d’importance IV
1 - - - -
2 - - 0,84 m/s² 0,98 m/s²
3 - 1,1m/s² 1,32 m/s² 1,54 m/s²
4 - 1,6 m/s² 1,92 m/s² 2,24 m/s²
5 - 3,0 m/s² 3,60 m/s² 4,20 m/s²

Les bâtiments de catégorie d’importance I ou situés en zone de sismicité   1 ne sont soumis à aucune règle parasismique.

Il est à noter qu’à titre transitoire, et jusqu’au 1er janvier 2014, les règles PS92 pourront continuer à s’appliquer à certains ouvrages (dont les maisons individuelles) sous réserve d’utiliser les accélérations nominales révisées présentées dans le tableau ci-dessous.

Accélération nominale (m/s2) associées à l’utilisation des règles PS92 pendant la période de transition
ZonesCatégorie d’importance I Catégorie d’importance II Catégorie d’importance III Catégorie d’importance IV
1 - - - -
2 - 1,1 m/s² 1,6 m/s² 2,1 m/s²
3 - 1,6 m/s² 2,1 m/s² 2,6 m/s²
4 - 2,4 m/s² 2,9 m/s² 3,4 m/s²
5 - 4,0 m/s² 4,5 m/s² 5,0 m/s²

Pour plus de détails sur les modalités d’application des règles PS92 pendant la période de transition, nous vous invitons à consulter l’Arrêté du 22 octobre 2010 modifié.

Pour plus d’information sur la nouvelle réglementation parasismique, les principes de construction parasismique ainsi que les règles de construction qui s’appliquent selon la zone sismique et la catégorie de bâtiment, vous pouvez consulter la plaquette réalisée par la DGALN et le CETE-Méditerranée intitulée « La nouvelle réglementation parasismique applicable aux bâtiments ».

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Cas des maisons individuelles

La nouvelle réglementation parasismique prévoit que les règles de construction simplifiées « PS-MI 89 révisées 92 » restent applicables pour les bâtiments de catégorie d’importance II situées dans les zones de sismicité   2, 3 et 4. L’application de ces règles dispense de l’application de l’Eurocode 8.

Par ailleurs, les règles simplifiées définies dans le document « Construction parasismique des maisons individuelles aux Antilles, CP-MI Antilles » de l’AFPS restent également applicables pour la construction des maisons individuelles situées en zone de sismicité   5. L’application de ces règles dispense de l’application de l’Eurocode 8.

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Bâti existant

Gradation des exigences

Exigences bâti existant

Renforcement volontaire

Pour les bâtiments existants, la nouvelle réglementation n’impose pas de renforcement. Toutefois, si vous souhaitez améliorer le comportement de votre bâtiment aux séismes, vous pouvez réaliser du renforcement volontaire en vous appuyant sur l’Eurocode 8-3. C’est alors au maître d’ouvrage de choisir l’objectif de confortement en définissant l’état limite parmi les exigences de limitation de dommages, dommages significatifs ou quasi-effondrement.

La DHUP a confié à l’AFPS et au CSTB la rédaction d’un guide explicitant par l’exemple la démarche à adopter pour le traitement des bâtiments existants. Le guide s’appuie sur les dispositions relatives au renforcement volontaire défini dans l’arrêté du 22 octobre 2010 modifié et sur les dispositions de l’Eurocode 8 partie 3, règles de construction retenues par la réglementation (NF EN 1998-3 décembre 2005).

Ce guide n’a pas de statut réglementaire ni normatif. Il est destiné aux maîtres d’ouvrage qui s’engagent dans une démarche de renforcement et plus particulièrement aux bureaux d’étude amenés à réaliser le diagnostic et à proposer une stratégie de renforcement. Il s’appuie sur des exemples de démarches de diagnostic et renforcement de bâtiments existants pour illustrer les méthodologies et stratégies de renforcement décrites dans l’Eurocode 8. Il livre également (en annexe) des outils techniques adaptés aux différents intervenants du projet (rapport de visite, études de cas, fiches techniques).

Travaux sur l’existant

L’objectif minimal de la nouvelle réglementation sur le bâti existant est la non-aggravation de la vulnérabilité   du bâtiment.

Dans le cas où vous souhaitez ajouter une extension au bâti existant, à partir du moment où cette extension est désolidarisée du bâtiment existant par un joint de fractionnement, l’extension est considérée comme un bâtiment neuf et doit être construite en respectant les règles applicables au bâti neuf.

Pour tous les travaux lourds sur le bâti existant, en zones de sismicité   3, 4 et 5, selon les conditions de travaux, la structure modifiée doit être dimensionnée avec les mêmes règles de construction que le bâti neuf mais en atténuant l’action sismique de référence. En cas d’utilisation de l’EC8 cela revient à dimensionner pour une accélération égale à 60% de celle imposée pour le bâti neuf et en cas d’utilisation des règles simplifiées, cela revient à prendre en compte la zone sismique immédiatement inférieure au zonage réglementaire (par exemple les dispositions forfaitaires de la zone 2 en cas de travaux en zone 3).

Eléments non-structuraux

Les éléments non structuraux du bâti (cloisons, cheminées, faux-plafonds, etc.) sont également pris en compte dans la nouvelle réglementation. Pour le cas des maisons individuelles situées en zones 3, 4 et 5, tout ajout ou remplacement d’éléments non structuraux doit s’effectuer conformément aux prescriptions de l’EC8.

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Evolution de la terminologie relative aux zones sismiques et à la classification des bâtiments introduite par la nouvelle réglementation parasismique

Terminologie utilisée Terminologie substituée
Zone de sismicité   0 Zone de sismicité   1
Zone de sismicité   Ia Zone de sismicité   2
Zone de sismicité   Ib Zone de sismicité   3
Zone de sismicité   II Zone de sismicité   4
Zone de sismicité   III Zone de sismicité   5
Classe de bâtiments A Catégorie d’importance I
Classe de bâtiments B Catégorie d’importance II
Classe de bâtiments C Catégorie d’importance III
Classe de bâtiments D Catégorie d’importance IV

A noter que ce changement de terminologie opéré dans la nouvelle réglementation parasismique s’accompagne notamment par la qualification systématique de tous les établissements scolaires en catégorie d’importance III.

Pour les projets relevant de l’ancienne réglementation parasismique applicable jusqu’au 30 avril 2011, la classification réglementaire à prendre en compte ainsi que les règles de construction parasismique correspondantes sont consultables dans l’arrêté du 29 mai 1997 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicable aux bâtiments de la catégorie dite « à risque normal ». Pour mémoire, les valeurs d’accélération nominale issues de l’arrêté du 29 mai 1997 sont indiquées dans le tableau suivant.

Accélération nominale (m/s2)|Accélération nominale (m/s2) nécessaire à la définition du spectre de réponse en accélération à appliquer au bâtiment considéré (d’après l’arrêté du 29 mai 1997).

ZonesClasse AClasse BClasse CClasse D
0 - - - -
Ia - 1,0 m/s² 1,5 m/s² 2,0 m/s²
Ib - 1,5 m/s² 2,0 m/s² 2,5 m/s²
II - 2,5 m/s² 3,0 m/s² 3,5 m/s²
III - 3,5 m/s² 4,0 m/s² 4,5 m/s²

Les bâtiments de classe A ou situés en zone de sismicité   0 ne sont soumis à aucune règle parasismique.

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Liens utiles

Règles de construction parasismique

Informations générales

  • AFPS : Association Française de Génie Parasismique
  • CSTB : Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
  • BRGM : Bureau de Recherches Géologiques et Minières

Principaux textes législatifs

Bibliothèque

  • Plaquette « La nouvelle réglementation parasismique applicable aux bâtiments »
    Descriptif Plaquette présentant la nouvelle réglementation parasismique, les principes de construction parasismique ainsi que les règles de construction qui s’appliquent selon la zone sismique et la catégorie de bâtiment
    Réalisation DGALN et CETE-Méditerranée
  • Guide CPMI Antilles

    Nouvelle édition (2004) du guide CPMI Antilles

  • Guide DGSCGC ouvrages catégorie IV

    Ce guide de recommandations a été élaboré dans le cadre des travaux du GEPP (Groupe d’Etudes et de Propositions pour la Prévention du risque sismique), dans le cadre d’un groupe de travail piloté par la Direction Générale de la Sécurité civile et de la Gestion des Crises, afin d’aider au recensement dans chaque département des ouvrages de catégorie d’importance IV.

  • Presentations réunions AQC 2011
    Résumé Ce dossier comporte les présentations réalisées à l’occasion des réunions régionales d’information sur la prise en compte du risque sismique dans la construction, organisées conjointement par le MEDDTL et l’AQC avec l’appui technique de l’AFPS
    Conditions d’utilisationCette documentation professionnelle et pédagogique est destinée aux acteurs du bâtiment. Elle peut être reprise dans un cadre pédagogique ou professionnel sous réserve de mentionner systématiquement la source correspondante (selon les cas : « Agence Qualité Construction » ou « AQC », « Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement » ou « MEDDTL », « Association Française du génie Parasismique » ou « AFPS ».
  • Guide Diagnostic et renforcement du bâti existant vis-à-vis du séisme - Annexes
    Résumé Destinées aux maîtres d’ouvrage qui s’engagent dans une démarche de renforcement et plus particulièrement aux bureaux d’étude amenés à réaliser le diagnostic et à proposer une stratégie de renforcement, les annexes de ce guide explicitent par l’exemple la démarche à adopter pour le traitement des bâtiments existants.
    Date de publication Mars 2013
    Maître d’ouvrage DHUP
    Maître d’oeuvre AFPS - CSTB
    Productions associées Guide
  • Guide Diagnostic et renforcement du bâti existant vis-à-vis du séisme
    Résumé Destiné aux maîtres d’ouvrage qui s’engagent dans une démarche de renforcement et plus particulièrement aux bureaux d’étude amenés à réaliser le diagnostic et à proposer une stratégie de renforcement, ce guide explicite par l’exemple la démarche à adopter pour le traitement des bâtiments existants.
    Date de publication Mars 2013
    Maître d’ouvrage DHUP
    Maître d’oeuvre AFPS - CSTB
    Productions associées Annexes du guide

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