Actualités, Lettre du Plan Séisme

Lettre du Plan SéismeLettre du Plan Séisme - Juillet / Août 2010

Mardi 31 août 2010

LE PLAN-SEISME DANS LE NORD-PAS-DE-CALAIS

La nouvelle carte nationale d’aléa sismique   place la région du Nord-Pas-de-Calais en zones d’aléa faible et modéré, alors qu’auparavant elle n’était pas considérée réglementairement comme exposée à un aléa significatif. Afin d’accompagner la future réglementation, la DREAL? Nord-Pas-de-Calais pilote la mise en place régionale du Plan-Séisme  . Ainsi en 2009, une première réunion d’information via le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles (S3PI) Hainaut-Cambrésis-Douaisis s’est tenue à destination des collectivités locales, des entreprises et des associations.

En septembre 2009, la DREAL, en partenariat avec l’Education Nationale, a également permis à plus de 1500 élèves de découvrir l’exposition du Palais de la Découverte « Séismes, Tsunamis, Vivre avec le risque ». Par ailleurs, des plaquettes d’information à destination des élus, des artisans, des maîtres d’ouvrage et des architectes, ainsi qu’une offre de formation à destination des artisans du bâtiment via le réseau des GRETA sont en attente de la parution des décrets d’application de la nouvelle réglementation pour être diffusées.

Passage du SismoTour en Nord-Pas-de-Calais
Passage du SismoTour en Nord-Pas-de-Calais
photos : DREAL? Nord-Pas-de-Calais

SÉISME   DE FLANDRES DU 11 JUIN 1938

La région Nord-Pas-de-Calais a par le passé enregistré quelques séismes notables. Outre l’événement du 6 avril 1580, signalons notamment celui du 11 juin 1938 qui engendra quelques dommages en France et qui demeure encore présent dans les mémoires de certains habitants dans le Nord de la France.

Sismogramme du séisme enregistré à Iéna
Sismogramme du séisme enregistré à Iéna

Localisé en Belgique dans la région de Renaix, ce séisme   de magnitude   estimée à 5,6 constitue le plus puissant séisme   belge survenu au cours du vingtième siècle.

Isoséistes du séisme du 11 juin 1938
Isoséistes du séisme du 11 juin 1938
BRGM?-EDF-IRSN?/SisFrance, 2009

Si les dommages les plus importants du séisme   furent observés en Belgique, où l’on eu à déplorer deux victimes et des dizaines de blessés, le Nord-Pas-de-Calais n’en fut pas exempt avec la chute de centaines de cheminées et l’apparition de fissures dans les murs. Du côté français de la frontière, c’est vers Tourcoing que le séisme   fut le plus vivement ressenti, où il créa une véritable panique chez la population.

Relativement puissant, ce séisme   a également été ressenti en Hollande et en Allemagne, ainsi qu’à plus grande distance jusqu’à Paris et Londres.

Pour plus d’information sur la sismicité   historique de la France : www.sisfrance.net et www.franceseisme.fr.

SEISMES DU 30 JUIN 2010

Le 30 juin 2010 est un jour à marquer d’une croix blanche par les sismologues français. En effet, en l’espace de quelques heures, deux séismes relativement importants y on été ressentis en Métropole, où l’on n’en recense en moyenne qu’une petite dizaine par an…

Le premier de ces événements est survenu à 9h15 dans le Sud de la Vendée, à proximité de Fontenay-le-Comte. Ce séisme  , de magnitude   4.2, a été largement ressenti par la population, et ce dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de l’épicentre.

Bien qu’aucun dégât n’ait été reporté après le séisme  , la gendarmerie a procédé par précaution à la vérification de certains édifices sensibles.

Quelques heures plus tard, à 13h53, un autre séisme   venait secouer la vallée de la Maurienne et ses habitants. De puissance comparable à l’événement vendéen, ce séisme   a atteint une magnitude   de 4.3 et une intensité   épicentrale de IV. Il a notamment été ressenti à Saint-Jean-de-Maurienne, Moutiers et Valloire, sans pour autant occasionner de dégâts.

Il est à souligner que ces deux séismes sont complètement déconnectés, et sont associés à des contextes tectoniques différents. Pour mémoire, cette journée du 30 juin et à rapprocher de celle du 18 février 1996 où deux séismes notables étaient survenus à Saint-Paul-de-Fenouillet et au Grand-Bornand.

Pour plus d’information sur ces séismes : www.franceseisme.fr.

TREMBLEMENT DE SUPPORTERS

Les réseaux de surveillance sismologiques sont constitués de capteurs extrêmement sensibles, capables de détecter des mouvements du sol imperceptibles provoqués par des séismes parfois distants de milliers de kilomètres. Afin de ne pas bruiter les mesures, ces capteurs sont ainsi généralement installés dans des endroits isolés, loin du passage des voitures ou des travaux des engins de chantier. Aussi, le « bruit » anthropique sur les enregistrements est il généralement très faible… Cependant, lorsque les rues se vident et les stades se remplissent, certains appareils ont tendance à s’affoler, détectant une étrange activité « sismique » : celle de milliers de supporters vibrant à l’unisson les exploits de leur équipe.

Très récemment, des sismologues ont ainsi mis en évidence un « sursaut de l’activité sismique » aux environ de Clermont-Ferrand au soir de la finale du « Top14 » remportée par les clermontois, avec notamment un pic au moment du coup de sifflet final.

Pareille observation avait déjà été réalisée au Cameroun à l’occasion de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) en 2006. Ainsi, l’équipe de sismologues en charge d’un réseau sismologique temporaire déployé dans tout le pays, eu la surprise de découvrir d’étranges « séismes », enregistrés simultanément sur l’ensemble de leurs appareils [1]. Après avoir exclus toute hypothèse naturelle, il est rapidement apparu que ces tremblements de terre étaient en fait la manifestation de villages entiers célébrant les buts de leur équipe nationale.

Le même phénomène est également connu à Barcelone, où les buts de l’équipe catalane dans leur antre du Camp-Nou viennent affoler les sismomètres.

A n’en pas douter, la « sismicité   » en Afrique-du-Sud risque d’augmenter de manière notable pendant toute la durée de la coupe du monde, avec probablement un choc principal le 11 juillet…

MISSION MEEDDM?/AFPS? EN HAÏTI

Le MEEDDM a mandaté une mission de retour d’expérience auprès de l’AFPS en Haïti comme suite au violent séisme   qui a ravagé l’île le 12 janvier dernier. Cette mission s’est déroulée du 24 mai au 1er juin 2010.

L’objectif principal de cette mission était de construire un retour d’expérience du séisme   meurtrier du 12 janvier 2010 dans la région de Port-au-Prince, en termes de vulnérabilité   associée aux effets de site   sur différents types de structures haïtiennes, dans le double but :

  • d’une part, d’apport technique en matière de reconstruction ou de renforcement en Haïti ;
  • d’autre part, de transposition afin de pouvoir mener des actions de réduction de la vulnérabilité   du bâti aux Antilles françaises.

Cette mission a également permis de valider la méthode technique de diagnostics post-sismique d’urgence en opérant des tests sur des bâtiments peu à fortement endommagés mais non effondrés afin de confronter l’application de la grille d’analyse de l’AFPS produite au sein du groupe de travail guadeloupéen.

La composition de la mission a été bâtie sur les compétences multiples de 7 membres de l’AFPS dans le but d’atteindre l’objectif précité, avec une forte implication des membres antillais de l’AFPS.

Un rapport de mission sera prochainement rédigé, et il en sera fait mention lors des prochaines éditions des lettres d’informations du site internet.

Ruines de bâtiments effondrés dans les rues Haïtiennes
Ruines de bâtiments effondrés dans les rues Haïtiennes
photo : V.Courtray / MEEDDM?-DGPR?-CCIAPSA?

AUTRES POINTS AU SOMMAIRE DE LA LETTRE DU PLAN SÉISME  

  • Séisme   En Indonésie (16/06/2010, Mw=7,0)
  • Atelier technique « Alcotra-RisknaT » de Sion
  • Concours etwinning 2010

DOCUMENTS RÉCEMMENT AJOUTÉS SUR LE SITE INTERNET

Le texte intégral de la Lettre du Plan Séisme   peut être téléchargé ci-dessous en format pdf.

Lettre du Plan-Séisme - Juillet/Août 2010 -  PDF - 521.2 ko
Lettre du Plan-Séisme - Juillet/Août 2010

[1Lors d’un séisme, toutes les stations ne détectent pas le passage des ondes sismiques au même instant, traduisant ainsi le temps nécessaire pour ces ondes pour se propager dans le sol.

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