Actualités, Lettre du Plan Séisme

Lettre du Plan SéismeLa lettre du Plan Séisme - Juin 2007

Lundi 29 septembre 2008

La mise en place du Plan Séisme   Grand Ouest

Le « Grand Ouest » est concerné par des aléas sismiques de niveau « très faible », « faible » et « modéré » au sens de la nouvelle carte d’aléa sismique   de la France. De plus, l’homogénéité relative des types de constructions dans le « Grand Ouest » permet de conclure à un niveau de vulnérabilité   à peu près comparable sur cette partie du territoire.

Dans cette configuration, il est donc logique de regrouper les efforts de plusieurs régions pour décliner un plan séisme   « interrégional », à l’image du Plan Séisme   Pyrénées. Les Directions Régionales de l’Environnement (DIREN?) associées au sein du Plan Séisme   Grand Ouest proviennent des régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Basse-Normandie, Aquitaine et Centre.

Aléa sismique dans le Grand Ouest

Pour valider les actions du Plan Séisme   Grand Ouest, un comité de pilotage interrégional animé par la DIREN Bretagne doit se réunir deux fois par an : la prochaine rencontre est prévue pour le mois de juillet.
Les DIREN impliquées ont souhaité s’appuyer sur des compétences techniques complémentaires et ont fait appel au CETE? de l’Ouest et au BRGM?, dans le cadre d’une assistance à maîtrise d’ouvrage.
D’autres services déconcentrés de l’Etat vont intervenir activement : les Directions Régionales de l’Equipement (DRE?), notamment concernées par la qualité des constructions, les Directions Régionales de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE?), impliquées au titre des ouvrages dits à « risque spécial ».

Le programme d’actions est encore en cours d’élaboration, mais une étude est d’ores-et-déjà prévue pour évaluer les attentes et les besoins spécifiques de chaque région, en fonction du niveau d’aléa et des zones de sismicité  .
Les actions à mener au niveau du Grand Ouest vont concerner prioritairement les thèmes suivants : formation, information, capitalisation de la connaissance et diffusion des règles de construction parasismique (surtout pour accompagner le changement prochain des zones de sismicité  ).

La Terre tremble au Royaume-Uni

Le 28 avril dernier, à 8h18min locale (7h18min TU), un séisme   de magnitude   ML 4.2 a secoué une partie du Sud-est du Royaume-Uni (Kent et Sussex).
Le British Geological Survey (BGS) a localisé le foyer   de la secousse à moins d’un kilomètre à l’est de la ville de Folkestone, à 2 km de profondeur.

A proximité immédiate de l’épicentre, une intensité   préliminaire de VII sur l’échelle EMS98 aurait été constatée (source BGS?). Quelques habitations de Folkestone ont subi des dégâts relativement importants (chutes de cheminées, fissuration des murs, pertes de briques…) et on dénombre plus de 1500 maisons endommagées dans le Kent. Des fuites de gaz ont été également relevées et plusieurs milliers de foyers ont été momentanément privés d’électricité. Ce séisme   a été faiblement ressenti jusqu’en France, à Boulogne, Lille, Calais et jusqu’au Havre (source BCSF).

Cheminées endomagées à Folkestone

Des séismes de magnitude   similaire avaient déjà été enregistrés par le passé dans cette région, mais un tel niveau d’intensité   avait rarement été atteint au Royaume-Uni. Historiquement, on peut mentionner les séismes du 21 mai 1382 en Mer du Nord et surtout celui du 6 avril 1580 en Manche dans le détroit de Calais-Douvres largement ressenti dans un rayon de plus de 250 km autour de l’épicentre. (Source SisFrance).

Des informations complémentaires en anglais sont disponibles sur le site du BGS.
Une page du Centre Sismologique Euro-méditerranéen propose aussi une galerie de photos permettant de constater les dégâts à Folkestone.

Des nouvelles du Plan Séisme   Antilles

Le comité des directeurs d’administrations centrales (DGPR?, DDSC?, DGUHC? et Direction des Affaires Economiques, Sociales et Culturelles de l’Outre-mer) s’est réuni pour la première fois le 29 mai pour arrêter les actions 2007 et 2008 du Plan Séisme   Antilles.

Notons l’arrivée de Vincent Courtray au sein de la cellule d’appui au Plan Séisme   Antilles, qui devrait bientôt compter trois membres à plein temps.

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