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Lettre du Plan SéismeLa lettre du Plan Séisme - Août 2007

Lundi 21 janvier 2008

Séisme   meutrier au Japon

Un séisme   est survenu le lundi 16 juillet à 10h13 heure locale à l’Ouest des côtes de l’île principale du Japon (soit à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo). Ce séisme   a atteint une magnitude   6.8 sur l’échelle de Richter (d’après l’institut japonais Japan Meteorological Agency, JMA?).
On a recensé le 16 juillet au soir 7 morts, 226 blessés, 305 maisons détruites et 3 incendies liés au séisme   (d’après Fire Disaster Management Agency, FDMA?). Finalement, le bilan s’élève à 11 morts et plus d’un millier de blessés.

Plus de 43 répliques   ont été ressenties pendant les cinq premières heures après le choc principal (dont une réplique de magnitude   5.6 sur l’échelle de Richter a eu lieu à 15h37 heure locale). Ce séisme   est dû à la compression est-ouest de la contrainte tectonique de cette région, mais la faille   associée n’est pas encore identifiée.
Il faut noter qu’un séisme   de magnitude   6.8 était déjà survenu dans cette région en octobre 2004 (67 morts, l’épicentre était situé à 80 km au sud-est) et un autre en mars 2007 (magnitude   6.7, 1 mort, l’épicentre était situé à 180 km à l’ouest).

Sismicité du Japon

Le séisme   est survenu dans une des zones les plus sismiques du monde (voir carte de sismicité  ), à la frontière entre plusieurs plaques tectoniques.
Les premiers éléments recueillis suggèrent que l’événement était assez superficiel (profondeur de 17 km d’après les premières estimations). Cette faible profondeur pourrait expliquer qu’un petit tsunami   ait été observé sur les côtes japonaises (quelques dizaines de centimètres selon JMA).

Incendie centrale nucléaire

La conséquence majeure de ce séisme   a été l’arrêt de la plus puissante centrale nucléaire du pays, touchée par un incendie et des fuites d’éléments radioactifs. Cet incident a relancé le débat sur la sécurité des installations nucléaires au Japon : il est désormais estimé qu’une faille   sismique au large de la côte arrive jusque sous la centrale endommagée ; une situation qui devrait normalement rendre impossible toute implantation d’une installation nucléaire. De plus, lors de la construction de la centrale, celle-ci a été dimensionnée pour résister à un séisme   de magnitude   maximale 6.5 ; alors que les codes actuels exigent de prendre en compte des séismes de référence de magnitude   supérieure à 7.

Soumis à un aléa sismique   très élevé, le Japon est très engagé en matière d’éducation et de sensibilisation de la population par rapport au risque sismique  . Dans les écoles, les étudiants sont sensibilisés dès le plus jeune âge à la conduite à adopter en cas de séisme   (premiers réflexes, procédures d’évacuation…). Plus particulièrement, un musée interactif, The Ikebukuro Life Safety Learning Center, à Tokyo, est dédié entièrement à la prévention des risques naturels : les visiteurs ont la possibilité, par exemple, d’expérimenter les effets de séismes d’intensité   croissante par le biais de tables sismiques reproduisant un environnement familier (salon, cuisine…).

Le Plan Séisme   en Auvergne

La DIREN? de l’Auvergne envisage de mener des actions à l’échelle régionale dans le cadre du Plan Séisme  . Le lancement officiel du Plan Séisme   Auvergne est prévu pour la Semaine de la Science au mois d’octobre, semaine durant laquelle sera concrétisé un travail interministériel avec l’Education Nationale et la Recherche. Un sismomètre   a été installé dans les locaux de l’IUFM? d’Auvergne. Il permettra des actions pédagogiques et de formations auprès du monde de l’éducation.
La DIREN Auvergne, qui a par ailleurs déjà sensibilisé les membres du réseau risques sur le sujet, va ensuite engager une réflexion sur les aspects réglementaires : l’enjeu   est de savoir s’il est nécessaire, compte-tenu de la nouvelle réglementation parasismique nationale annoncée via le projet de décret, d’engager des microzonages et des PPR? sismiques sur certains territoires plus exposés et vulnérables de la région.
Par ailleurs, deux séances de formation/information destinées aux professionnels du bâtiment devraient être mises en œuvre avant la fin de l’année.

7e Colloque national de l’Association Française du Génie Parasismique

Le 7e Colloque national de l’AFPS? s’est déroulé du 4 au 6 juillet 2007 à l’Ecole Centrale Paris (Chatenay-Malabry). Près de 200 chercheurs et ingénieurs ont partagé les résultats de leurs travaux sur des sujets tels que l’évaluation de l’aléa sismique  , la caractérisation des effets de site  , la réduction de la vulnérabilité   ou les scénarii de risque. En attendant la publication des actes, quelques photos du colloque sont déjà en ligne sur le site du laboratoire MSSMat de l’Ecole Centrale Paris.

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