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AlsaceExercice RICHTER Alsace

Jeudi 20 mai 2010

L’exercice de crise sismique RICHTER en Alsace

Le 4 février 2010 a eu lieu dans le département du Haut-Rhin, un exercice « Richter 2010 » de simulation d’un séisme   majeur. Après les exercices Richter des Bouches-du-Rhône en 2007, des Antilles en 2008 et des Hautes-Pyrénées en 2009, c’est le Sud de l’Alsace qui a été retenu en raison du risque sismique   significatif auquel est exposé son territoire.

A 8h30 du matin, c’est donc un puissant séisme   « de scénario » qui a frappé le Sud de l’Alsace. Au même moment, plus de 5600 élèves de 24 établissements scolaires du département se sont prêtés à l’exercice en se réfugiant sous leurs tables avant l’évacuation des bâtiments. Puis, quelques minutes après le séisme  , les communiqués des réseaux de surveillance sismique ont commencé à parvenir : il s’agit d’un séisme   de magnitude   6.2 situé au Sud de la commune de Thann avec semble-t-il une faible profondeur. Ces premières informations laissant présager des destructions massives et un lourd bilan humain, une cellule de crise est immédiatement mise en place sous la direction d’un représentant du préfet.

Afin de rendre l’exercice le plus réaliste possible, l’exercice « Richter 2010 » reposait sur un scénario élaboré par des scientifiques et simulant notamment de manière précise la répartition des dommages et des victimes par secteurs.

Exercices de secours et de mise en sécurité des élèves lors de l'exercice « Richter 2010 »
Exercices de secours et de mise en sécurité des élèves lors de l’exercice « Richter 2010 »
photos AFP

Tout au long de cette journée, et au fur et à mesure de la remontée d’information depuis le terrain et des événements de scénario qui ont été injectés aux acteurs, des exercices de secours ont notamment eu lieu, faisant intervenir non seulement des équipes françaises, mais également des renforts envoyés de Suisse et d’Allemagne. On a ainsi pu assister à la localisation de victimes par des secouristes et leurs chiens, puis à leur évacuation dans des situations aussi réalistes que possible : évacuation par un soupirail de cave après que les secouristes aient au préalable élargi et étayé le passage, évacuation de civières au moyen de cordes et de poulies…

Concrètement que s’est-il passé ?
Au courant de l’été 2009, les communes pressenties pour cet exercice dans les secteurs de Mulhouse et de Thann ont été contactées par la Préfecture. Certaines communes ont accepté de participer à l’exercice et ont été impliquées à des degrés divers selon l’état d’avancement de leur plan communal de sauvegarde (qui définit, sous l’autorité du maire, l’organisation prévue par la commune pour assurer l’alerte, l’information, la protection et le soutien de la population au regard des risques connus). L’exercice prévoyait deux axes : le travail dans les différents états-majors de crise, ainsi que les manœuvres des secours sur le terrain.

Un tel exercice nécessite t-il une longue préparation ?
Les premières réunions de travail se sont tenues avant l’été 2009. Un scénario réaliste a été bâti sur la base de la survenue d’un séisme   cohérent avec le contexte sismologique du fossé rhénan. Il s’appuie également sur les études d’aléas et de vulnérabilité   menées par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM?) dans le département.

Qui participe à ce type d’exercice ?
L’ensemble des acteurs de la gestion d’une crise de sécurité civile du Haut-Rhin a été mise en situation réelle pour une durée d’environ 15 heures : préfecture, collectivités territoriales, services opérationnels et déconcentrés de l’Etat, Inspection d’académie, sapeurs pompiers, militaires, secouristes, associations, entreprises privées, médias conventionnés, etc.

Quels étaient les objectifs ?
Il s’agissait avant tout de tester l’efficience de la remontée d’informations des communes vers le Centre Opérationnel départemental de la Préfecture, d’anticiper la gestion des sans-abri, d’apprendre à gérer la crise dans un environnement dégradé (endommagement des axes routiers, coupures de téléphone, ruptures d’alimentation en eau et en énergie), et de prendre en considération les risques industriels induits.

Enfin, rappelons que les exercices RICHTER ont également une vocation pédagogique visant à sensibiliser la population au risque sismique   et aux bons comportements lors de la survenance d’un tremblement de terre   : se préparer avant, bien réagir pendant et après pour réduire les conséquences dramatiques d’un séisme   de forte intensité  .

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