Risque sismique, Hall principal : Du séisme au risque sismique Accueil des visiteurs Hall principal : Du séisme au risque sismique Hall 1 : Que faire en cas de séisme ? Hall 2 : Ma maison parasismique Espace témoignages Amphithéâtre information - FAQ Esplanade : Qu'est-ce qu'un séisme

Evaluation du risque sismiqueEvaluation du risque sismique

Lundi 6 décembre 2010

Le risque sismique étant défini comme la combinaison entre l’aléa d’une part, et la vulnérabilité   des enjeux exposés d’autre part, son évaluation nécessite d’étudier non seulement la probabilité de faire face à un séisme   d’une certaine ampleur à un endroit donné (évaluation de l’aléa), mais également de prendre en compte les éléments potentiellement exposés et d’évaluer la manière dont ils se comporteraient en cas de séisme   (évaluation de la vulnérabilité   des bâtiments aux séismes notamment).

L’évaluation du niveau de risque est par conséquent un exercice difficile, en particulier lorsque l’on s’intéresse à des territoires très étendus. En effet, l’évaluation de l’aléa sismique   nécessitant de prendre en compte les conditions locales qui peuvent dans certains cas appelés effets de site   modifier l’ampleur des secousses sismiques du sol de manière importante (cf. illustration ci-dessous), la caractérisation de ces effets locaux est plus ou moins précise en fonction de l’emprise de l’étude.

Modulations locales de l'aléa sismique
Modulations locales de l’aléa sismique
Source : Classeur « Le risque sismique en PACA? » (BRGM?/DIREN? PACA/Région PACA, 2006)

De même, la prise en compte des enjeux (bâtiments par exemple) et plus encore la caractérisation de leur vulnérabilité   est très difficile sur de vastes territoires. Notons à ce stade qu’il est difficile d’être exhaustif lorsque l’on considère les enjeux, lesquels sont extrêmement nombreux et variés (bâtiments, réseaux routiers, infrastructures de télécommunication, citoyens, etc.). Aussi, les analyses d’évaluation du risque sismique   se concentrent le plus souvent sur la vulnérabilité   physique des bâtiments.

Les études de risque utilisent des méthodologies spécifiques selon le type d’étude considéré et le niveau de précision recherché. Nous présentons par la suite différents outils d’évaluation du risque sismique   en France.

Principe d'évaluation du risque sismique
Principe d’évaluation du risque sismique
Source : Classeur « Le risque sismique en PACA? » (BRGM?/DIREN? PACA/Région PACA, 2006)

Echelle nationale

Afin de faciliter l’appropriation locale du risque par la population, les acteurs publics et privés, une étude est actuellement en cours au niveau national afin de produire une cartographie du risque sismique   à l’échelle de la France. Cette étude portant pour l’instant sur les logements, explore diverses méthodologies notamment celle développée par le BRGM? dans le cadre d’une étude sur 25 communes des Bouches du Rhône (étude de Scénarios Départementaux de Risque Sismique - SDRS).

En ce qui concerne la prise en compte de l’aléa, la méthodologie de réalisation des SDRS? prévoit deux approches :

  • l’une basée sur un scénario d’aléa régional qui peut être représenté par la carte de zonage ;
  • l’autre basée sur un séisme   de scénario.

Cet aléa est ensuite modulé de manière locale de façon forfaitaire à partir d’une analyse des formations géologiques superficielles reposant sur l’analyse de cartes géologiques, ainsi que de la topographie.

D’autre part, la vulnérabilité   du bâti courant est abordée de manière statistique à partir d’une analyse de données fournissant des informations globales à l’échelle de quartiers sur le bâti courant, telles celles issues des recensements de l’INSEE. Les classes de vulnérabilité   utilisées sont généralement celles définies par l’échelle macrosismique européennes EMS?-98 (cf. illustration ci-dessous).

Différenciation des structures (bâtiments) en classes de vulnérabilité
Différenciation des structures (bâtiments) en classes de vulnérabilité
Source : échelle macrosismique européenne EMS?-98

Le niveau de risque sismique   est ensuite représenté par un scénario de dommage croisant l’aléa et la vulnérabilité   des enjeux pris en compte.

Echelle locale

Les microzonages sismiques (études techniques préalables à la réalisation de PPR?-Sismique) permettent également d’évaluer le niveau de risque sismique   mais à une échelle beaucoup plus fine qui est généralement celle de la commune ou de groupement de communes. Reprenant la démarche globale présentée de manière schématique en début d’article, les microzonages sismiques se distinguent des autres études d’évaluation du risque sismique   par les moyens mis en œuvre pour caractériser l’aléa (réalisation de mesures géophysiques, de sondages et d’essais géotechniques, recours à des simulations numériques, etc.) et la vulnérabilité   des bâtiments (diagnostics de vulnérabilité   plus poussés) conduisant à une bien meilleure précision des résultats.

Evaluation du risque sismique   d’autres type d’enjeux que le bâti courant

De la même manière que pour le bâti courant, le principe d’évaluation du risque sismique   peut-être appliqué à d’autres types d’enjeux, tels que les réseaux (transport, énergie, etc.). C’est par exemple le cas de l’outil de cartographie automatique des risques de coupures de route en cas de séisme   nommé SISROUTE, conçu par le CETE?-Méditerranée et le Sétra?.