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Laboratoire de rechercheCaractérisation de l’aléa sismique

Vendredi 10 décembre 2010

La caractérisation de l’aléa sismique   est un champ de recherche extrêmement large qui vise à évaluer l’ampleur des secousses sismiques et des phénomènes induits ainsi que les périodes de retour associées.

Sans vouloir être exhaustifs, nous dressons un petit aperçu de domaines de recherche menés en France et ayant trait à la caractérisation de l’aléa sismique  .

Cartographie des failles majeures en surface et en profondeur

Des études récentes de paléosismicité ont démontré en France et dans ses régions limitrophes l’occurrence de séismes majeurs dont le temps de retour apparaît bien supérieur à la période historique. Si ces séismes sont rares, ils pourraient néanmoins se montrer destructeurs. Leur prise en compte dans l’aléa sismique  , en particulier dans le dimensionnement et/ou le confortement parasismique de certaines constructions (barrages, installations nucléaires,…) s’avère indispensable.

Depuis 2001, le Ministère en charge de l’Ecologie met à disposition du public, via le site internet www.neopal.net, une base de données des indices de déformations néotectoniques et de paléoséismes localisés en France métropolitaine et aux Antilles. Ce site est développé par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Un Comité de pilotage a été constitué, il est composé des établissements suivants : BRGM?, EDF, l’IRSN?, le Laboratoire de Détection et de Géophysique du CEA?, l’Université de Pierre et Marie Curie (Paris VI) et le CEREGE?.

Pour plus d’information sur la base de données, consultez le poster Néopal, ou rendez-vous au stand Information du Salon du Plan Séisme   où vous pourrez consulter les documents ayant trait à la gestion de la base de données et aux travaux du groupe de travail.

Depuis quelques années, de nombreux travaux ont notamment été menés sur les failles actives de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur. Cela s’est dans un premier temps traduit par la réalisation par le BRGM d’une synthèse des connaissances néotectoniques et sismotectoniques relative à l’ensemble de la région PACA? visant à la cartographie régionale des failles actives et l’évaluation de leur potentiel sismogène. Suite à cette première étude, des systèmes de failles particulièrement actifs ont été sélectionnés afin d’être étudiés plus en détail, et ainsi mieux déterminer l’aléa sismique   associé.

Evaluation probabiliste de l’aléa sismique  

Dans les années 90, à l’occasion du programme initié par l’ONU? intitulé Décennie Internationale de la Prévention des Catastrophes Naturelles (DIPCN), des études de détermination de l’aléa probabiliste à l’échelle mondiale ont été lancées, consistant à calculer le taux annuel de dépassement d’une intensité   (ou d’une accélération) en un site pour une période de retour   donnée. Il s’agit en particulier du projet GSHAP (Global Seismic Hazard Assessment Program) qui a permis de réaliser une détermination de premier ordre de l’aléa sismique   à l’échelle mondiale. Ce travail n’avait pas pour objectif d’être intégré dans une réglementation mais a été mené à titre d’information.

En France, où l’évaluation de l’aléa sismique   était traditionnellement réalisée à partir d’une approche déterministe  , des études probabilistes ont depuis lors été effectuées, au niveau national pour la révision du zonage d’aléa, et plus localement dans le cadre de projets de recherche ou pour le dimensionnement de certains ouvrages. Depuis le mois d’octobre 2010, la nouvelle réglementation parasismique française repose également principalement sur une évaluation probabiliste de l’aléa.

Projets ANR?

En tant qu’établissement public de financement de projets de recherche, l’Agence nationale de la recherche (ANR) contribue de manière active à l’amélioration de la connaissance scientifique dans le champ du risque sismique  , et notamment de l’aléa sismique  .

Ainsi, ces dernière années, l’ANR a lancé plusieurs programmes qui ont permis la conduite de projets de recherche sur l’aléa sismique   : en 2005 avec le programme CATEL sur le thème « Catastrophes telluriques et tsunami   », puis depuis 2008 avec le programme RiskNat.

En 2010, l’ANR a également lancé un appel à projet « Flash » visant à sélectionner et à financer des projets dans un délai court (3 à 4 mois) suite au séisme   qui a ravagé Haïti au mois de janvier.

Recherche appliquée conduite dans le cadre du Plan-Séisme  

En marge des projets de recherche traditionnels bénéficiant de financements par les agences de recherche traditionnelles (ANR, projets européens, etc.), le Plan-Séisme   a également favorisé la réalisation d’études de recherche appliquée traitant notamment de l’aléa. Contrairement aux projets de recherche fondamentale, ces projets sont menés avec comme principale préoccupation l’amélioration de la prévention sismique en France par l’utilisation de nouveaux outils/méthodes.

Ainsi, des études ont-elles été menées sur des sujets aussi différents que l’applicabilité de méthodes de détermination simplifiée de la classe de sol au sens des EC8?, la modélisation des effets de site   topographiques en vue d’améliorer leur prise en compte réglementaire, l’évaluation de l’aléa sismique   par des méthodes innovantes, etc. Les résultats de ces études menées dans le cadre du Plan-Séisme   sont consultables sur le site internet en vous rendant à la médiathèque, ou au fur et à mesure de vos visites dans la Cité du parasismique.

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