Aléa sismique local et effets induits
Pour un séisme de magnitude donnée, le mouvement du sol est généralement maximal à l’aplomb de la faille et décroît avec la distance. Cependant, le mouvement du sol peut varier localement (augmentation ou réduction) en raison de la topographie ou de la constitution du sous-sol. Ainsi, les reliefs et les alluvions accumulées sur de grandes épaisseurs (plaines alluviales) enregistrent généralement des désordres supérieurs par effet d’amplification. On parle respectivement d’effets de site topographiques et lithologiques.

- Dégâts à Rognes suite au séisme de Lambesc en juin 1909
- Dégâts observés à Rognes, en Provence, suite au séisme de Lambesc du 11 juin 1909. Les dégâts les plus importants s’observent sur la colline, illustration parfaite d’un effet de site topographique.
Ces effets de site peuvent avoir des effets dévastateurs comme cela a été le cas lors du séisme du Michoacán le 19 septembre 1985 qui causa plusieurs milliers de victimes à Mexico, ville située à plus de 300 kilomètres de l’épicentre. Les destructions observées à Mexico étaient dues à la géologie particulière du sous-sol composé d’argiles saturées en eau (une partie de la ville est construite sur un ancien lac asséché), ce qui a induit une forte amplification du mouvement sismique par piégeage des ondes sismiques en surface.
D’autres effets locaux peuvent se produire lors d’un séisme :
- mouvements de terrain (glissements de terrain et chutes de blocs) ;
- liquéfaction des sols : cela se traduit par une perte de portance du sol et peut induire des basculements de bâtiments ;
- avalanches ;
- tsunamis comme celui déclenché par le séisme de Sumatra du 26 décembre 2004 dans l’ensemble de l’Océan Indien.
Le Plan Séisme 