La Région Auvergne connaît une sismicité modérée. Elle est classée dans une zone de sismicité 1a et 1b (zone de sismicité très faible ou faible) par le décret du 14 mai 1991. La majorité de l’activité sismique se situe dans les massifs granitiques marqués par des fracturations. L’examen des séismes historiques montre toutefois deux événements majeurs (intensité VIII) qui ont produit de très graves dommages en 1477 et 1490 avec notamment l’effondrement de bâtiments emblématiques : tours, clochers, églises (Notre-Dame du Port à Clermont, Sainte-Amable à Riom, Orcival,…).
Aujourd’hui, grâce aux instruments de mesure en place depuis 1962, la sismicité de l’Auvergne est bien connue. En 40 ans plus de 2000 épicentres ont été localisés. 80 séismes ont été enregistrés en moyenne par an sur les dix dernières années. L’activité mesurée actuellement est faible et le réseau de sismomètres (17 appareils dont 4 sur l’agglomération clermontoise) de l’observatoire de physique du globe, rattaché au Réseau Accélérométrique Permanent (RAP) du REseau NAtional de Surveillance Sismologique (RENASS) montre des manifestations souterraines d’intensité moyenne inférieures à IV. Toutefois, un séisme de magnitude 5 n’est pas à exclure . Il pourrait engendrer de sérieux désordres et produire des dégâts conséquents.
La réglementation parasismique ne concernait que quelques communes d’Auvergne. Les nouvelles dispositions vont s’appliquer sur quasiment l’ensemble du territoire auvergnat (cf. cartes ci-dessous).
Pour répondre aux objectifs fixés par le gouvernement, l’Auvergne propose de développer une série d’actions visant à :
Outre la rédaction d’un cahier des charges visant à la mise en place, pour l’année 2009, d’une assistance à Maîtrise d’ouvrage et une mission d’inventaire des compétences, des études et des réflexions existantes sur la sismicité en Auvergne, l’année 2008 a été principalement marquée par la préparation des services de l’Etat à la publication des décrets. Ainsi, deux des premières actions 2009 viseront la déclinaison départementale du classeur pédagogique et la définition d’une stratégie de communication commune et harmonisée pour les quatre départements. L’information des élus et des professionnels seront les activités principales du second semestre 2009.
Des contacts ont déjà été pris avec la municipalité de Clermont-Ferrand dans le cadre d’une étude de pré-diagnostic sur les microzonages sismiques. Les résultats de cette étude devraient conduire à sa généralisation sur les autres territoires les plus vulnérables. Par ailleurs, il faut également souligner le lancement et le suivi de l’opération d’instrumentation du site du Lac Pavin qui présente des suspicions d’activités volcaniques profondes. Dans ce cadre, une convention a été passée avec l’Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand pour enregistrer et analyser la microsismicité profonde. L’Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand a ainsi investi dans l’acquisition de trois sismomètres portables de grande sensibilité complétant les dispositifs des réseaux en place. Ces équipements pourront être déployés, à la diligence du Préfet de Région, à tout moment sur d’autres sites pour mesurer d’éventuelles répliques en cas de séisme significatif.