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Dossier : 10 ans du séisme des Saintes 3 questions à Jacques Anselme, vice-président du conseil général de Guadeloupe

Vendredi 21 novembre 2014

Jacques Anselme, vice-président du conseil général de Guadeloupe "Comme si la maison était sur la mer !”

Comment avez-vous vécu le séisme   du 21 novembre 2004 ?

J’ai entendu un bruit sourd. Mon épouse s’est affolée car les portes ne pouvaient plus s’ouvrir. Le carrelage s’est mis à onduler. C’est impressionnant de voir sa maison bouger comme si on était sur la mer ! Nous avons réussi à sortir et nous sommes restés un moment dans la voiture. Comme je suis un élu, je me suis ensuite rendu sur le lieu où la maison effondrée avait tué un enfant. C’était une zone très touchée. Il y avait aussi eu des chutes de blocs sur une voie d’accès à double sens où les voitures pouvaient dépasser. J’ai appelé les services du conseil général pour une intervention rapide. En attendant, j’ai fait la circulation avec ma fille afin d’éviter que les gens ne doublent alors qu’ils ne voyaient pas les rochers.

Craignez-vous un autre séisme   de ce type ?

Nous n’avons aucune maîtrise sur cet élément-là. On sait qu’il y aura d’autres tremblements de terre. Mais cela ne m’empêche pas de vivre normalement. Aujourd’hui les constructions sont plus solides. Au niveau de la Guadeloupe, les autorités font en sorte que les bâtiments soient parasismiques, même si tout n’est pas aux normes. Cela coûte très très cher. Avec le conseil général, nous aidons beaucoup les gens dans l’amélioration de leur habitat et nous agissons au niveau d’un collège dans ce cadre.

Comment vous préparez-vous ?

A titre personnel, j’ai remplacé la citerne en béton par une en PVC suite au séisme   de 2004 car elle avait endommagé le mur de ma maison qui elle, a bien résisté. Avant d’être à la retraite j’ai suivi de très près la situation au collège où j’enseignais. Il y a toujours des consignes qui sont données en particulier aux scolaires pour faire des exercices d’évacuations. On ne peut pas dire que cet événement soit sorti des mémoires. Surtout qu’aux informations, on voit les séismes qui se produisent ailleurs. On sait que cela peut arriver ici aussi.