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Quel risque chez moi ?Quel risque chez moi ?

Qu’est-ce qu’on entend par « aléa sismique   » ?

D’une façon générale, le risque sismique se caractérise par deux composantes :

  1. l’aléa sismique  , qui est la probabilité - pour un lieu géographique donné - d´occurrence d´un événement sismique de caractéristiques données (intensité  , magnitude  , profondeur) ;
  2. les enjeux et leur vulnérabilité   (ou fragilité) par rapport au phénomène sismique.

    Il convient de noter que dans un premier temps l’outil « Quel risque chez moi ? » ne permet de représenter que l’aléa sismique   et non pas les autres composantes du risque telle la vulnérabilité   des enjeux. Si par simplification cet outil a été dénommé « Quel risque chez moi ? », l’appellation « Quel aléa chez moi ? » serait en toute rigueur plus appropriée .

Les principales composantes du risque sismique
Les principales composantes du risque sismique
Source : BRGM?

Les principes d’évaluation de l’aléa sismique   sont les suivants :

  • Identification des sources sismiques et réalisation d’un zonage sismotectonique. Cela consiste à localiser les failles actives, évaluer leur potentiel sismique puis à établir un zonage sismotectonique, soit une délimitation de surfaces géographiques au sein desquelles la probabilité d’occurrence d’un séisme   de caractéristiques données (magnitude   ou intensité  , profondeur, période de retour  ) peut être considérée homogène en tout point.
  • Calcul du mouvement sismique de référence, dit « au rocher » : le mouvement sismique (ou vibration) du sol considéré « au rocher » est évalué selon une méthode déterministe ou probabiliste. Ce mouvement sismique au rocher dépend à la fois des paramètres du séisme   de référence (déduit du zonage sismotectonique) et de l’atténuation des mouvements du sol avec la distance. Ce sont ces mouvements sismiques « au rocher » qui sont présentés dans le cadre de l’outil cartographique « Quel risque chez moi ? ».
  • Prise en compte des modifications de la vibration sismique par les conditions géologiques et topographiques locales : en fonction de la nature des formations superficielles, les amplitudes des vibrations sismiques sont très variables. Cette variabilité liée à la géologie de surface est classiquement appelée effets de site   géologiques. Par ailleurs, même s’ils ne sont pas représentés par l’outil, il faut garder en mémoire que l’ébranlement sismique peut entraîner l’apparition d’autres phénomènes naturels dangereux (« effets induits   »), tels que les mouvements de terrain (glissement ou chutes de blocs, instabilités de pentes) ou la liquéfaction   du sol, et plus rarement, les avalanches ou les tsunamis. Dans certains cas, la rupture du plan de faille   peut se propager jusqu’à la surface du sol, engendrant une rupture en surface le long de la faille  .

Pourquoi un tel outil ?

Les résultats des études d’évaluation de l’aléa sismique   en France étant très techniques, elles sont peu connues du grand public et d’une façon générale les citoyens ont souvent une mauvaise connaissance de leur exposition à l’aléa sismique  . Il est ainsi apparu le besoin d’un accès convivial et attrayant pour les citoyens français, aux informations sur leur exposition à l’aléa sismique  .

L’outil de visualisation cartographique « Quel risque chez moi ? » proposé ici permet ainsi de s’informer sur le niveau d’aléa sismique   en un lieu donné (et donc sur les mouvements sismiques (vibrations) attendu(e)s en ce lieu) selon différents modes d’interrogation possibles : à partir du nom ou de la localisation d’une commune, de la définition d’une période de retour  , d’un niveau attendu de magnitude  , d’une accélération, d’une intensité  . L’aléa sismique   est évalué au rocher et ne tient ainsi pas compte d’effets de site   éventuels.

Dans un premier temps cet outil cartographique est proposé pour les zones concernées par le nouveau zonage sismique de la France (soit le territoire métropolitain mais aussi l’archipel de la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, la Guyane, La Réunion, Mayotte et St-Pierre-et-Miquelon). Il intègre pour cela des outils de navigation. Il pourra être étendu par la suite à d’autres régions françaises qui ne sont actuellement pas concernées par le nouveau zonage sismique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna, …) si des évaluations de l’aléa sismique   sont disponibles pour ces territoires.

Quelles sont les informations présentées par l’outil « Quel risque chez moi ? » ?

Les mouvements sismiques caractérisant l’aléa sismique   en un lieu donné peuvent être exprimés à l’aide de différents paramètres. L’outil proposé permet de représenter l’aléa sismique   respectivement caractérisés pour les trois grandeurs suivantes :

  • L’intensité   sismique selon l’échelle MSK
  • L’accélération du sol (en cm/s2)
  • Le nombre de séismes de magnitude   supérieure à une valeur donnée dans une zone définie par l’utilisateur

Ces 3 grandeurs constituent autant de manières différentes de présenter l’aléa sismique   en un lieu donné et sont complémentaires :

  • L’accélération du sol est le paramètre physique le plus classiquement utilisé par les sismologues pour représenter les mouvements sismiques. Plus les ondes sismiques sont fortes et plus l’accélération du sol est importante. Une accélération se mesure en ‘m/s2’ ou ‘cm/s2’ ou encore en ‘g’, accélération de la pesanteur (soit environ 9.81 m/s2).
  • L’intensité   est la quantification des effets d’un séisme   en un point particulier de la surface du sol à partir d’une estimation statistique des effets engendrés en ce lieu sur les personnes, les constructions et l’environnement.
  • Enfin, le dernier mode de représentation est, comme son nom l’indique, la quantification du nombre de séismes de magnitude   supérieure à une valeur donnée dans une zone donnée. Il est représenté par un nombre réel sans unité qui indique directement le nombre de séismes dans la zone pour la période d’observation considérée, ce nombre pouvant être inférieur à 1 dans des zones peu sismiques ou pour de faibles périodes d’observation. Ce dernier mode de représentation est uniquement disponible pour le territoire métropolitain pour le moment.

Plusieurs périodes d’observation, dites périodes de retour, sont par ailleurs proposées pour la représentation de ces trois paramètres (50, 100, 200, 475, 975 et 1975 ans).

Comment utiliser l’outil « Quel risque chez moi ? » ?

L’outil « Quel risque chez moi ? » permet de visualiser des cartes présentant l’aléa sismique   selon l’une des trois manières présentées précédemment, pour différentes périodes de retour (50, 100, 200, 475, 975 et 1975 ans) sous forme de couches à sélectionner dans une arborescence. Il est en particulier possible de gérer la transparence des couches pour afficher plusieurs couches en même temps. Il est également possible d’obtenir les valeurs exactes des paramètres en un point.

Pour les fonctionnalités détaillées, une page d’aide à l’utilisation très complète est également disponible.

Avertissement

L’outil « Quel risque chez moi ? » a pour but de sensibiliser à la problématique du risque sismique   en France. Il a été réalisé afin que le public puisse prendre conscience de son niveau d’exposition aux séismes. Dans un premier temps l’outil permet de visualiser uniquement des cartes représentant l’aléa sismique  , soit la probabilité pour un lieu donné d’être exposé à une secousse tellurique de caractéristiques données.

Dans cet outil, trois types de visualisation cartographique sont proposés pour représenter cet aléa sismique   : carte des accélérations, des intensités ou des magnitudes. Bien que cet outil ait été établi à partir de travaux scientifiques, de nombreuses hypothèses simplificatrices ont été utilisées pour son élaboration. C’est pourquoi, il ne doit pas être utilisé pour un usage autre que celui de la sensibilisation du public. En particulier, il ne doit en aucun cas être utilisé dans le cadre de l’application d’une réglementation parasismique, qu’elle soit nationale (zonage sismique et règles de construction parasismique) ou locale (Plan de Prévention des Risques).