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La surveillance sismologique en France

En France, il existe deux réseaux nationaux de surveillance sismique : le réseau national du Laboratoire de Détection et de Géophysique (LDG?) du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA?), et le Réseau National de Surveillance Sismique (RéNaSS?) géré par l’Institut de Physique du Globe de Strasbourg.

Crée en 1962 à des fins de stratégie militaire et constitué d’une cinquantaine de stations, le LDG est le plus ancien réseau sismologique français. Le RéNaSS regroupe quant à lui plus d’une centaine de stations métropolitaines réparties en 7 réseaux régionaux. Ces réseaux nationaux détectent, localisent et évaluent la magnitude   des séismes. L’alerte sismique qui incombait jusqu’en 2010 au RéNaSS est maintenant assurée par le LDG.

Réseaux de surveillance sismique du CEA/LDG (à gauche) et du RéNaSS (à droite)
Réseaux de surveillance sismique du CEA/LDG (à gauche) et du RéNaSS (à droite)
sources : CEA?/LDG? et RéNaSS?

En plus de ces réseaux, la France dispose également d’un réseau accéléromètrique permanent, le RAP?, dont les capteurs permettent l’enregistrement des mouvements forts. D’autre part, en Outre-Mer, des réseaux spécifiques ont été mis en place comme les réseaux des Observatoires Volcanologiques et Sismologiques aux Antilles (OVSG et OVSM).

Des réseaux de recherche sont également mis en place par certains laboratoires, de manière permanente comme le réseau global de stations sismologiques large bande GEOSCOPE, ou provisoire. Parmi les réseaux provisoires, notons notamment l’exemple du projet PYROPE (PYRenean Observational Portable Experiment) qui prévoit de déployer à partir de début 2011, un réseau dense de stations sismologiques dans le Sud-ouest de la France afin d’imager les structures profondes avec une précision sans précédent, de mieux comprendre comment se sont formées les grandes structures géologiques comme la chaîne des Pyrénées ou le golfe de Gascogne, mais aussi de préciser la géométrie des failles actives ou encore d’améliorer la précision de la localisation des séismes.

Par ailleurs, les réseaux sismologiques français contribuent au Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CSEM?) en mettant à disposition en temps réel leurs données afin de permettre une information sismologique rapide et l’émission d’alertes suite aux séismes potentiellement destructeurs dans le bassin Euro-Méditerranéen.

Enfin, il est à signaler que le projet Réseau Sismologique et géodésique Français (RESIF?) vise à fédérer la communauté scientifique afin notamment de rassembler l’ensemble des données sismologiques acquises en France, et ainsi de construire un dispositif moderne d’observation sismologique. Ce projet d’équipement instrumental, initié et coordonné par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU), est classé comme projet de Très Grande Infrastructure de Recherche par le Ministère de la recherche et constitue une contribution importante au projet européen EPOS (European Plate Observing System), actuellement proposé pour rejoindre les grandes infrastructures européennes de recherche (ESFRI).

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