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GuadeloupeGuadeloupe

Contexte sismotectonique

La plaque Caraïbe se déplace, de manière relative, par rapport aux plaques Nord Amérique et Sud Amérique qui la bordent au nord, à l’est et au sud. Ce mouvement se traduit, dans la région des Petites Antilles par une convergence   entre la plaque Caraïbe et le plancher océanique Atlantique (plaques Nord Amérique et Sud Amérique) selon une direction ENE-WSW, à une vitesse d’environ 2 cm/an. Une grande partie de cette convergence   est absorbée dans la zone de subduction   (enfoncement de la lithosphère   atlantique sous l’arc des Petites Antilles) qui marque la frontière entre la plaque Caraïbe et les plaques Amérique, mais une fraction résiduelle entraîne des déformations à l’intérieur des plaques, notamment au niveau de l’arc des Petites Antilles.

L’archipel guadeloupéen correspond donc à un niveau élevé de l’aléa sismique  . Ceci est dû non seulement aux séismes lointains de la zone de subduction   Amérique /Caraïbe, mais aussi à l’activité sismique intraplaque Caraïbe.

Sismicité  

Au niveau ou à proximité des îles de la Guadeloupe, les principaux séismes historiques ressentis sont les suivants :

  • Le séisme du 8 février 1843, d’intensité   Io estimée à IX-X, est le plus important ressenti dans l’archipel. Il causa la mort de 1500 personnes environ et la destruction de Pointe-à-Pitre.
  • Le séisme   du 16 mai 1851, d’intensité   épicentrale égale à VII, épicentre proche de la ville de Capesterre.
  • Le séisme   du 29 avril 1897, d’intensité   épicentrale VIII, dont l’épicentre est situé dans la baie de Pointe-à-Pitre.

Le 3 août 1992 un séisme   de magnitude   5,6 a été enregistré à 40 km à l’est de l’île de Marie-Galante. Le 1er novembre 1983, le séisme   enregistré à moins de 20 km à l’est de Marie Galante avait atteint la magnitude   4,8.

Plus récemment, le tremblement de terre   du 21 novembre 2004, localisé à environ au sud-est des Saintes, a atteint la magnitude   6,3.

Guadeloupe cloud

Implication dans le Plan Séisme   Antilles

Représentant la zone de sismicité   forte (5) selon le zonage sismique national, les Antilles françaises constituent les territoires de France où l’aléa sismique   est le plus fort. Les scientifiques s’accordent pour dire qu’il est fort probable qu’un séisme   majeur touche l’une des îles antillaises françaises dans les décennies à venir, comme ce fut le cas par le passé. Cependant, du fait de l’accroissement continu des enjeux en présence et de la forte vulnérabilité   actuelle du bâti antillais, la survenue aujourd’hui d’un séisme   majeur pourrait être plus dramatique encore que ne le fut le grand séisme historique de 1843 en Guadeloupe.

Fort de ce constat, le gouvernement a adopté en janvier 2007 le Plan Séisme Antilles, dont l’objet premier est de réduire le nombre de victimes en cas de séisme   majeur. La première phase 2007-2013 du Plan Séisme   Antilles, qui se concentre sur le renforcement du bâti à travers la consolidation ou la reconstruction de bâtiments scolaires, de logements collectifs et d’infrastructures de gestion de crise, se décline en six volets :

  • un volet d’actions sur les bâtiments de gestion de crise et réseaux ;
  • un volet d’actions sur les bâtiments des établissements d’enseignement ;
  • un volet d’actions sur les bâtiments des établissements de santé ;
  • un volet d’actions sur les logements ;
  • un volet d’actions sur les bâtiments industriels et commerciaux importants ;
  • un volet d’actions d’amélioration de la connaissance, d’information, de formation et de préparation à la gestion de crise (dites actions immatérielles).

Dans le cadre du Plan Séisme   Antilles, le groupe SISMIK a été constitué en Guadeloupe pour y assurer la mise en œuvre des actions « immatérielles ». Points d’orgue des activités de ce groupe, la Semaine SISMIK se déroule chaque année au mois de novembre et donne lieu à l’organisation de nombreuses manifestations d’information de sensibilisation du public au risque sismique  . Cette manifestation vise à instaurer dans le département une véritable culture du risque de façon pérenne et durable reposant sur une communication de proximité.

La campagne annuelle d’information SISMIK conduite par la DEAL de Guadeloupe avec le soutien de nombreux partenaires locaux, a pour objectif de sensibiliser la population au risque sismique  , et leur transmettre les informations nécessaires à une bonne protection vis-à-vis de ce risque naturel   très présent aux Antilles. Elle s’appuie sur différents types d’actions et de supports afin de toucher dans la durée un large public. Ainsi, les actions menées couvrent aussi bien l’organisation de conférences, que la réalisation et la diffusion de spots télévisuels et radiophoniques, ou encore la mise en place de programmes de formation des professionnels de la construction.

Exemples d’initiatives menées :

  • la diffusion de films d’information SISMIK ;
  • l’élaboration de 10 scénarios sismiques par le BRGM? ;
  • la diffusion de 5 fascicules destinés aux artisans et aux constructeurs de Guadeloupe ;
  • la création d’une formation 3e cycle en génie parasismique décentralisée en Guadeloupe : Diplôme Propre aux Ecoles d’Architecture (DPEA?), délivré par l’Ecole d’Architecture de Marseille-Luminy ;
  • la réalisation et la diffusion de 12 « fiches chantier » destinées aux artisans ;
  • la réalisation de 10 fiches synthétiques pour les collectivités, concernant les aspects réglementaires des mesures de prévention du risque sismique  .

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