Prévention, Espace Tsunami Accueil visiteurs Plan du Salon Espace Plan Seisme Antilles Espace Information Espace Construction Forum des partenaires Espace Tsunami Espace Concertation

Espace TsunamiEspace Tsunami

Chantier 4 : Contribuer à la prévention du risque de tsunami  

Le séisme   de forte magnitude   au large de Sumatra et le tsunami   qui s’en est suivi ont rappelé l’imprédictibilité à ce jour des tremblements de terre, les effets naturels secondaires qu’ils peuvent engendrer et les conséquences corporelles, matérielles et environnementales désastreuses en résultant. L’océan pacifique, siège de tels phénomènes, a été doté d’un dispositif de surveillance des tsunamis (PTWC : Pacific Tsunami   Warning Center), regroupant vingt six pays dont la France. Le risque de tsunami   demeure ailleurs dans le monde ; le littoral français en est menacé en plusieurs de ses points, en particulier, sur le pourtour de l’ensemble caraïbe -atlantique et du bassin méditerranéen.

La réduction des effets potentiels de mouvements de terrain de type séisme  , effondrement, volcan et des tsunamis associés appelle un mécanisme d’ensemble couvrant les champs de la connaissance des phénomènes, de la transmission des informations et des alertes mais également la sensibilisation des populations à ces situations à risque et aux messages d’alerte qui leur sont destinés.

Ce chantier peut se décliner en trois axes majeurs :

Evaluer et cartographier les risques

La recherche aura notamment pour tâche d’identifier, quantifier et cartographier les failles marines, de modéliser et approfondir la
compréhension des phénomènes de rupture, de glissement de terrain et de volcanisme sous-marins à l’origine de tsunamis. Il s’agit de
définir les zones présentant un risque majeur vis à vis des séismes et des effets d’un tsunami   et d’élaborer des scénarios et des cartes
prévisionnelles de hauteur de vagues attendues ainsi que des cartes de submersion pour les régions ou sites les plus menacés. La
réalisation de systèmes de surveillance opérationnels pérennes sera envisagée sous l’égide de l’UNESCO : par exemple, réseau de
capteurs à terre et en mer profonde, centre de traitement des informations.

Un groupe de pilotage chargé de réfléchir aux questions scientifiques, de planification et opérationnelles et de proposer des voies
d’action sera mis en place. Il réunira les représentants des différents Ministères concernés ainsi que les principales institutions scientifiques
compétentes. La dimension logistique « lourde » de niveau européen y sera abordée à travers l’initiative européenne « global monitoring
for environment and security » (GMES) ainsi que le projet mondial « global earth observation system of systems (GEOSS).

Dans le prolongement de la position présentée par la France lors de la conférence de Kobé et de la Commission Océanographique
Intergouvernementale, il a été décidé :

  • la création d’un centre national de prévention « multirisque » à la Réunion. Ce centre dont la vocation sera ajustée progressivement, en particulier vis à vis du sud ouest de l’océan indien dans le cadre de la mise en place à terme d’un réseau d’alerte sur l’ensemble du bassin, s’appuiera sur des compétences techniques et scientifiques nationales et locales et les structures déjà présentes,
  • la désignation de MétéoFrance comme point de contact opérationnel au sein de la structure (SATOI) nouvellement mise en place au plan international sous l’égide de l’UNESCO pour l’océan indien.

Renforcer l’éducation et sensibiliser les populations exposées

Renforcer l’éducation et sensibiliser les populations exposées
Dans le domaine de la formation et de l’éducation ainsi que de la sensibilisation, les actions déjà engagées seront poursuivies et
amplifiées dans les zones géographiques les plus exposées : il s’agit notamment de renforcer la sensibilisation des élèves et la formation
des enseignants mais aussi de faciliter l’appropriation par la population de la conscience du risque.

Les programmes scolaires abordent déjà la question des risques naturels majeurs à l’école, au collège et au lycée. Des actions
spécifiques de formation seront inscrites par les recteurs des académies concernées dans les plans de formation continue. Des outils
pédagogiques consacrés à cette thématique sont en cours d’élaboration au Centre National de Documentation Pédagogique (CNDP?)
et dans son réseau régional.
La sensibilisation de la population et l’appropriation par celle ci de l’information demandent une identification des différentes
catégories de populations exposées (habitants, touristes, groupements professionnels …), l’adaptation des messages et le repérage des
outils de transmission les plus adéquats. Les outils techniques de communication seront valorisés afin de pouvoir joindre le plus grand
nombre le plus rapidement possible. La communication elle-même devra être déclinée selon les différentes cibles, les espaces et le
contexte multirisque.

Pouvoir alerter les autorités et la population

La chaîne de la vigilance et de l’alerte fait appel à de nombreux acteurs. La réponse opérationnelle doit s’appuyer sur une palette
élargie d’outils. En particulier, le réseau international de surveillance de l’OTICE (traité d’interdiction complète des essais nucléaires)
pourrait contribuer à la prévention du risque sismique   selon un programme récemment chiffré. Le centre sismologique euroméditerranéen (CSEM?) auquel la France apporte sa contribution constitue par ailleurs un point d’ancrage important sur la Méditerranée.
Dans cette perspective, la France soutiendra l’adaptation éventuelle des systèmes internationaux existants à la prévision multirisque ainsi
que l’ouverture du réseau OTICE à des utilisations civiles.

Le bassin méditerranéen et l’ensemble caraïbe-atlantique sont particulièrement soumis au risque sismique   rendant ainsi vulnérables de
nombreux pays riverains. Un renforcement et une coordination des actions individuelles déjà entreprises doivent apporter une meilleure
réponse aux attentes exprimées. Au delà des coopérations bilatérales, la France proposera, avec les pays européens intéressés (Italie
notamment pour la Méditerranée, RU, Pays-Bas pour les Antilles) et en relation avec les pays riverains de ces bassins, des initiatives au
plan européen en matière de détection des phénomènes et de transmission de l’alerte.