Lettre du Plan Séisme - 4e trimestre 2016, Dossier La vulnérabilité sociale aux séismes

Dossier La vulnérabilité sociale aux séismesDossier La vulnérabilité sociale aux séismes

Fin août 2016, l’Italie est pour la troisième fois en moins de dix ans frappée par un puissant séisme   meurtrier qui ébranle la population comme les autorités. La récurrence de ces séismes a-t-elle préparé les Italiens à mieux absorber le choc ? Plus globalement, à quel point nos sociétés sont-elles vulnérables aux séismes, au-delà de la seule vulnérabilité   physique des ouvrages et des bâtiments ? Quel est le degré de culture du risque et de résilience des populations ? Existe-t-il des solutions pour mieux cohabiter avec les séismes, et ainsi réduire le niveau de risque ?
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Pour réduire un risque naturel  , différentes actions peuvent être menées pour atténuer l’intensité et l’occurrence de certains aléas (risque avalancheux par exemple). Néanmoins, dans le cas du séisme  , les possibilités de réduction de l’aléa sont extrêmement limitées. « On peut cependant agir pour diminuer son impact [via] l’éducation et l’information, l’aménagement du territoire, l’application de normes de construction, etc. », explique Michel Corsini, professeur à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, et de pointer l’importance de la « résilience », c’est-à-dire la capacité à « rebondir » et à se remettre des conséquences d’une catastrophe. En d’autres termes : réduire le risque sismique   passe nécessairement par la réduction de la fragilité physique de nos biens (par le biais de règles de construction parasismiques, de mesures de diagnostic et de renforcement, etc.), mais aussi de celle de nos fragilités résultant de facteurs sociaux.

Non pas une, mais différentes formes de vulnérabilité  

Si la notion de risque est usuellement considérée comme étant la résultante de la probabilité d’occurrence d’un phénomène naturel (« l’aléa ») et de l’exposition d’enjeux vulnérables, ce n’est le plus souvent que pour quantifier le risque (et tout particulièrement le risque sismique  ) en termes de dommages potentiels aux bâtiments. « En France, la vulnérabilité   a du mal à s’imposer comme un véritable concept sociologique, tandis qu’ailleurs les chercheurs, notamment américains ou latino-américains, travaillent sur cette problématique depuis une trentaine d’années », rapporte Sylvia Becerra, sociologue à l’Université de Toulouse.

Ainsi, le concept de « vulnérabilité   sociale » peut se définir comme la prédisposition ou la sensibilité d’une population, d’une société ou encore d’un territoire, à subir un dommage lors d’un épisode naturel ou anthropique perturbateur (aléa), mais elle peut également être vue comme l’ensemble des facteurs de fragilité qui contribuent à la réalisation des dommages humains en cas de survenue d’un événement et à l’incapacité d’y faire face. Elle se distingue donc du concept de « vulnérabilité   physique » qui se limite pour sa part à considérer les facteurs de fragilité pouvant donner lieu à des dommages directs, indépendamment de la réaction de la société à l’événement considéré. Cela revient essentiellement à s’intéresser aux biens matériels (bâtiments, ouvrages d’art, réseaux de transport et de télécommunication, etc.) et aux dommages qu’ils peuvent subir en cas de survenue d’une catastrophe naturelle. D’autres formes de vulnérabilité   peuvent également être considérées, comme la « vulnérabilité   environnementale » par exemple (ex. les dommages qu’un séisme   peut occasionner sur l’environnement : pollution des eaux liée à des écoulements depuis des installations industrielles endommagées, changement d’écoulement de sources souterraines, destruction d’habitats pour la faune sauvage liée à des glissements de terrain induits, etc.).

En France, la fréquence des séismes destructeurs demeure bien moindre qu’en Italie et limite de fait notre expérience à y faire face, ce qui - selon l’adage « l’expérience ne s’apprend pas mais s’acquiert » - résulte probablement en une vulnérabilité   sociale accrue. Peu d’études ont cependant été menées à ce jour sur le territoire pour en évaluer la vulnérabilité   sociale aux séismes.

Les différentes facettes de la vulnérabilité   sociale

Afin de permettre de réduire le risque sismique   par des actions concrètes, la notion de vulnérabilité   sociale doit cependant être précisée et traduite en des termes pratiques. A cette fin, les sciences sociales – et notamment les géographes – en distinguent plusieurs facteurs déterminants, à savoir la capacité :

  • A anticiper l’occurrence des séismes (connaissance de l’aléa, mémoire des séismes passés, etc.) ;
  • A s’adapter à l’existence de cet aléa (limiter l’exposition des enjeux, adopter des règles de construction adaptées au niveau d’aléa, etc.) ;
  • A se préparer à l’occurrence de séismes (connaissance des bons gestes à adopter en cas de séisme  , formation aux gestes de premiers secours, planification de la gestion de crise, etc.) ;
  • A se comporter de manière adaptée en cas de séisme   : outre la bonne application des connaissances théoriques, il s’agit de faire preuve de capacités d’anticipation, d’adaptation et de réactivité ;
  • A gérer efficacement l’après séisme   (reconstruction rapide). Dans les faits, ces capacités peuvent être abordées aussi bien à l’échelle individuelle que collective. Ainsi, lors d’études menées à l’échelle individuelle, les enquêtes peuvent porter sur la perception du séisme   au moment de l’impact, les mobilités adoptées, la représentation du risque, l’auto-évaluation du comportement, le sentiment de sécurité, l’évaluation de l’information préventive et des responsabilités, etc. Dans le cas des études menées à l’échelle collective, les questions portent à la fois sur des indicateurs socio-économiques et de dynamiques démographiques (genre, âge, situation familiale, catégorie socio-professionnelle, niveau de formation, etc.) et sur le territoire (politiques locales de prévention et d’urbanisme, état des bâtiments, modes de transports, etc.).
    La vulnérabilité sociale aux séismes vue par Eric Appéré
    La vulnérabilité sociale aux séismes vue par Eric Appéré
    Source : E. Appéré pour planseisme.fr

Bien qu’encore très peu nombreuses, les initiatives d’études sur la vulnérabilité   sociale aux séismes, à la croisée de la géographie et de la sociologie, se multiplient peu à peu. En France, des travaux ont par exemple été conduits sur les villes de Nice et de Grenoble, deux communes de France métropolitaine parmi les plus exposées au risque sismique  . Ces études nous apprennent par exemple que bien qu’étant habituée à ressentir des secousses sismiques, la population niçoise ne dispose pas de véritable culture du risque sismique   : conscience vague du niveau d’aléa sismique  , méconnaissance des bons gestes à adopter… Par ailleurs, les populations habitant les bâtiments les plus vulnérables aux séismes coïncident également souvent à celles considérées comme intrinsèquement les plus vulnérables (précarité économique ne leur permettant pas de faire le choix de déménager vers des habitats plus sûrs ou de renforcer leurs maisons, …). À Grenoble, l’étude révèle que la perception que les habitants ont de la résistance des bâtiments est surévaluée dans le centre historique et, inversement, sous-évaluée dans les quartiers périphériques - où les constructions sont pourtant plus récentes et plus fiables. De plus, le risque d’inondation est plus connu des Grenoblois que celui des séismes, certes moins fréquents, mais pourtant plus dommageables.

En outre, certaines enquêtes démontrent que même lorsque la connaissance des attitudes salutaires en cas de séisme   est acquise, dans les faits, le comportement peut différer et devenir inadapté par manque de préparation et/ou par panique, notamment en ce qui concerne la mobilité. Par exemple, des parents pourtant informés d’être plus en sécurité chez eux ne pourront s’empêcher de se rendre à l’école de leurs enfants pour les y récupérer, pointe Élise Beck, géographe spécialiste de la vulnérabilité   sociale à l’université de Grenoble Alpes. La problématique de la mobilité est pourtant centrale lors de la survenue d’un séisme  , notamment dans les pays à sismicité   modérée telle que la France, où le danger est lié non seulement à l’effondrement de bâtiments, mais aussi à la chutes d’éléments non structuraux, notamment d’éléments de façade. Dans ce contexte, « la mobilité individuelle apparaît comme l’élément qui va permettre la coïncidence spatiale entre le danger et l’individu » souligne Marc Bertran Rojo : courir dans la rue pour se mettre en sécurité au risque d’être atteint par une chute de cheminée peut - paradoxalement être plus dangereux que de rester dans son domicile… Dans les heures suivant le séisme   - et notamment durant les phases d’évacuation - la mobilité joue encore un rôle fondamental sur l’exposition des populations.

L’investigation menée à Grenoble par Élise Beck et ses collègues apporte d’autres éclairages instructifs à l’échelle individuelle. En particulier, la connaissance des comportements à adopter en cas de séisme   semble être très corrélée au niveau de formation des personnes interrogées. Appartenir à un système d’activité (étudiante, professionnelle) permet aussi de ne pas être isolé d’un unique circuit d’informations et, par conséquent, de réduire sa vulnérabilité   aux séismes par une meilleure connaissance du risque, contrairement aux retraités, aux personnes en recherche d’emploi, etc.

Indice moyen de vulnérabilité sociale aux séismes par quartier sur la ville de Grenoble, évalué par la méthode MOVISS (Méthodes et Outils pour l'évaluation de la Vulnérabilité Sociale aux Séismes)
Indice moyen de vulnérabilité sociale aux séismes par quartier sur la ville de Grenoble, évalué par la méthode MOVISS (Méthodes et Outils pour l’évaluation de la Vulnérabilité Sociale aux Séismes)
Source : E. Beck, Université de Grenoble Alpes

Toujours au chapitre de l’information des populations, Frédéric Leone, chercheur à l’Université de Montpellier III, indique pour sa part qu’il est nécessaire de « revoir la stratégie d’information du public ». « Un prospectus dans les boîtes aux lettres ne suffit plus », juge-t-il. Ce que tend à confirmer les conclusions d’un rapport de la DREAL? PACA? et du BRGM? réalisé suite au séisme   survenu dans l’Ubaye le 7 avril 2014, et qui préconise une refonte du contenu et de la forme des documents d’information préventive…

De riches enseignements des retours d’expérience

Malgré ces analyses, « il reste très difficile pour nous d’évaluer la vulnérabilité   sociale et de faire des scénarios réalistes, selon si les personnes se trouvent chez elles, dans un espace public, qu’il fasse nuit ou jour… En fonction des paramètres, les comportements - requis et réels – pourront varier énormément », conclut Élise Beck. Face à ces difficultés à caractériser les facteurs de vulnérabilité   sociale d’un territoire en l’absence de séisme  , il se révèle particulièrement instructif d’analyser en profondeur les situations rencontrées – en France comme à l’étranger – lorsque des séismes bien réels sont survenus. Ainsi, alors que l’Association française du génie parasismique (AFPS?) dépêche depuis des décennies des experts sur le terrain pour apprendre de la manière dont les bâtiments et ouvrages se comportent face à des secousses sismiques (et autres effets induits   tels que les mouvements de terrain), les récentes missions de retour d’expérience conduites par l’association intègrent désormais l’analyse de la réponse sociale face aux séismes : manière dont la crise a été gérée par les autorités, politique de reconstruction et de soutien aux populations après le séisme  , enquêtes auprès des populations sinistrées, etc.

L’enjeu   de ces retours d’expérience n’est pas tant de construire rétrospectivement un état des lieux de la vulnérabilité   sociale de telle ou telle société face aux séismes, mais bien d’apprendre de ces expériences pour identifier des pistes d’amélioration dans la gestion des catastrophes naturelles. « À L’Aquila en 2009, j’ai pu voir que les secours et les médias se sont concentrés en ville par rapport aux villages qui se sont sentis délaissés, se souvient Élise Beck, et qu’en campagne, la solidarité, important facteur de résilience, était plus forte qu’en ville. »

En France, les attitudes et comportements des personnes ayant ressenti le séisme   de l’Ubaye du 7 avril 2014 - le plus important enregistré en métropole depuis une dizaine d’années - ont fait l’objet d’une large enquête en ligne menée conjointement par une équipe de l’Université de Grenoble et de l’AFPS. Plus de 1500 questionnaires ont été recueillis, faisant de cette enquête quantitative une première sur le sol métropolitain sur les aspects sociaux du risque sismique  .

Des initiatives locales pour rendre les territoires plus résilients aux séismes

Ces formes de solidarités locales se retrouvent en France dans les territoires ruraux, et ont été étudiées, mises en valeur et structurées au niveau de petites communes montagnardes dans les Alpes qui ont pris part - entre 2009 et 2014 - à l’opération GIRN de « Gestion Intégrée des Risques Naturels ». Les acteurs publics, les citoyens et les autres partenaires des sites pilotes de l’opération ont pu aborder les différentes phases de gestion des risques naturels (prévention, gestion de crise, retour à la normale, etc.), dont le risque sismique  . Ces travaux se sont concrétisés sous la forme d’actions de communication sur les risques (conférences-débats, projections de film, édition d’un guide, etc.), d’information, de retours d’expériences et de suggestions des citoyens ou encore d’exercice grandeur nature pour tester l’articulation avec l’ensemble des dispositifs existants en matière de gestion des risques naturels.

Pour sa part, Frédéric Leone étudie avec son équipe l’intégration du risque tsunamis dans les plans d’information et de prévention des séismes, les premiers résultant souvent des seconds. Or, « de nos jours, signale le scientifique, les conseils sont contradictoires et pas toujours des meilleurs ; en cas de séisme  , on vous dit de ’’quitter le bâtiment’’, et en cas de tsunami  , de ’’monter au plus haut d’un bâtiment’’… Comment s’y retrouver si les deux se produisent ? », s’interroge-t-il, soulignant ainsi que les incompatibilités entre doctrines de sécurité civile constituent autant de facteurs aggravants de la vulnérabilité   sociale. Pour limiter la vulnérabilité   sociale des populations dans pareil cas, lui et ses collègues travaillent avec les collectivités locales à des plans d’information et d’évacuation, à la fois aux Antilles et à Nice. Des cartes, de la signalétique, comme des panneaux « Danger de tsunami   » et des itinéraires guidant les habitants vers les zones de sécurité et de regroupement, généralement sur les reliefs, sont en train d’être établis et validés par les autorités (programme EXPLOIT 2016-2019).

Exemple de plan et d'exercice pratique d'évacuation aux tsunamis, réalisés en Martinique dans le cadre du programme EXPLOIT
Exemple de plan et d’exercice pratique d’évacuation aux tsunamis, réalisés en Martinique dans le cadre du programme EXPLOIT
Source : F. Leone, UMR GRED, Projet EXPLOIT - Fondation de France

Afin de permettre aux populations et aux acteurs de terrain d’acquérir de l’expérience en l’absence de séisme  , les mises en situation demeurent indispensables. De formes, d’ampleurs et d’objectifs variés, ces mises en situation prennent la forme d’exercices pouvant être menés « sur table » ou sur le terrain, et pouvant même allier les deux. Concernant le risque sismique  , les exercices les plus notables sont les exercices « RICHTER » conduits annuellement par la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC?) du Ministère de l’Intérieur en étroite collaboration avec les préfectures, afin de tester les capacités de réponse départementales et communales (voire régionales et nationales) à un séisme   de forte ampleur. Ces exercices permettent, outre l’entraînement des services gestionnaires de la crise (préfectures, services de secours, services déconcentrés, communes, établissements publics dont les établissements scolaires, etc.), une forte sensibilisation des acteurs et en particulier des collectivités locales. Ces exercices sont précieux à la fois individuellement pour les participants, et collectivement pour améliorer des plans d’urgence, rendre plus efficace des procédures, etc. Mais des exercices peuvent également être conduits à l’échelle d’établissements scolaires pour tester l’application des Plans Particuliers de Mise en Sûreté (PPMS?) et les adapter au besoin, à l’échelle communale via le test des Plans Communaux de Sauvegarde (PCS?), etc.

S’agissant du cas spécifique du risque tsunami  , un exercice annuel est conduit à l’échelle des territoires de la mer des Caraïbes sous l’égide de l’UNESCO, avec pour objectif de tester les procédures d’alerte et d’évacuation des populations en cas de tsunami  . Les territoires des Antilles françaises y prennent une part active.

Enfin, les habitants peuvent également être mis en situation au moyen de tables vibrantes reproduisant l’effet de secousses sismiques, comme cela est par exemple proposé à la Maison de la connaissance du risque sismique   à Lourdes.

Outils et méthodes

Déjà citée précédemment, l’initiative originale de mise en place d’un questionnaire de recueil des comportements des personnes confrontées au séisme   de l’Ubaye de 2014 s’inscrit dans la volonté des équipes de recherche de proposer des outils pour établir des indices de vulnérabilité   sociale_ : le questionnaire utilisé ainsi que les modalités de diffusion forment désormais un outil opérationnel de recueil de données mobilisable pour de futurs séismes.

L’outil MOVISS (Méthodes et outils pour l’évaluation de la vulnérabilité   sociale aux séismes), créé par Élise Beck et ses collègues pour la ville de Grenoble, permet pour sa part d’apporter des préconisations intéressantes. Par exemple : mieux adapter les supports d’information selon certains groupes sociaux révélés par les enquêtes de terrain. Pour les moins de 24 ans, il est ainsi recommandé de cibler le message sur l’exposition individuelle au risque sismique  . Pour les personnes âgées de 24 à 45 ans, d’insister sur les consignes à suivre en cas de séisme  . Pour les chômeurs et les « inactifs », de leur adresser une information sur les risques et enfin pour les « actifs », de développer l’information sur les risques majeurs sur les lieux de travail.

Un projet de la fondation GEM (Global Earthquake Model) fournit également un cadre méthodologique pour estimer la vulnérabilité   sociale à l’échelle d’un large territoire, tel un pays. Cette approche consiste à établir un indicateur composite à partir de nombreuses données relatives à la démographie, à l’économie, aux infrastructures, à l’offre de soins ou encore à la gouvernance. Appliquée à titre exploratoire au Portugal, cette méthodologie est conçue pour être facilement réutilisable.

Carte représentant l'évaluation de la vulnérabilité sociale du Portugal aux séismes
Carte représentant l’évaluation de la vulnérabilité sociale du Portugal aux séismes
Source : GEM

A mesure qu’elles se multiplient, ces différentes initiatives contribuent, à travers le concept de vulnérabilité   sociale, à mieux prendre en compte les nombreux facteurs qui rendent nos sociétés vulnérables aux séismes. Ce faisant, cela permet d’opérer des changements dans notre manière d’aborder notre protection vis-à-vis des séismes, et de rendre plus efficaces et cohérentes les différentes politiques menées en matière de prévention et de gestion de crise.

Pour aller plus loin

planseisme picto 17 pointi - MOVISS : Méthodes et Outils pour l’évaluation de la Vulnérabilité Sociale aux Séismes
- Etude de vulnérabilité sociale du Global Earthquake Model (GEM)
- Article de A. Le Blanc sur le thème de la vulnérabilité   sismique et des inégalités socio-spatiales