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La prise en compte du risque sismique   dans les COM

Bien qu’elles fassent pleinement partie du territoire de la République française, les COM ne sont pas administrées de la même manière que les départements français. Elles disposent en effet d’une autonomie plus ou moins élargie qui se traduit par une compétence des autorités locales sur un certain nombre de domaines. Pour ce qui est de la gestion du risque sismique  , toutes ces collectivités ne s’inscrivent pas dans le même cadre, et la nouvelle réglementation parasismique française ne s’y applique que de manière très limitée.

Un aléa sismique   très faible à fort…

La révision de la carte d’aléa sismique   de la France - rendue publique en 2005 - couvrait dans son périmètre les collectivités de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et de Saint-Pierre-et-Miquelon. L’aléa sismique   des îles antillaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy a ainsi été qualifié de fort au même titre que celui du reste des Antilles françaises, alors que celui de Saint-Pierre-et-Miquelon est quant à lui qualifié de très faible.
Bien que non couvertes par le zonage national d’aléa sismique  , le niveau d’aléa des autres COM peut être approché par les résultats de différentes études menées à l’échelle de ces territoires. Ainsi, deux études probabilistes menées par le BRGM? à la demande du Ministère en charge du développement durable permettent de qualifier le niveau d’aléa sismique   de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna :

  • Nouvelle-Calédonie : se référant à la classification nationale de l’aléa en fonction des niveaux d’accélération évalués au rocher pour une période de retour   de 475 ans, l’aléa sismique   de la Nouvelle-Calédonie peut être qualifié de très faible à faible au niveau de la Grande-Terre, et de modéré à moyen au niveau des îles Loyauté.
  • Wallis et Futuna : sur les mêmes base que la Nouvelle-Calédonie, l’aléa sismique   de Wallis et Futuna peut être qualifié de moyen.

Pour ce qui est de la Polynésie française, bien qu’aucune analyse probabiliste n’y ait été menée, la très faible sismicité   observée au niveau de l’archipel polynésien conduit à qualifier, en l’état actuel des connaissances, son niveau d’aléa sismique   de « très faible ».

Carto COM

…Et un aléa tsunami   pouvant être important

De par leur nature insulaire, les COM français sont vulnérables aux variations du niveau de la mer, et notamment aux vagues pouvant être générées par de violents séismes.

Si le risque de tsunamis demeure faible à Saint-Pierre-et-Miquelon, il est notable au niveau des autres COM, et notamment au niveau de la Polynésie française qui présente un risque élevé. En effet, compte tenu du faible relief de ses îles et de sa position géographique au milieu de l’Océan Pacifique, la Polynésie est très vulnérable aux tsunamis qui peuvent être générés à grande distance au niveau des côtes japonaises ou chiliennes par exemple. Pour cette raison, l’archipel est doté d’un système d’alerte précoce capable d’alerter les populations avant l’arrivée des vagues en cas de tsunami  .