Risque sismique, Hall principal : Du séisme au risque sismique Accueil des visiteurs Hall principal : Du séisme au risque sismique Hall 1 : Que faire en cas de séisme ? Hall 2 : Ma maison parasismique Espace témoignages Amphithéâtre information - FAQ Esplanade : Qu'est-ce qu'un séisme

Carte des intensitésCarte des intensités

Carte des intensités

Une carte des intensités macrosismiques représente la sévérité des secousses sismiques se traduisant par les effets et dommages engendrés par un séisme   donné sur les personnes, les objets, les constructions. Ce n’est pas une mesure par des instruments, mais une observation de la manière dont le séisme   se traduit en surface et dont il est perçu. Un séisme   peut se traduire à la surface terrestre par la dégradation ou la ruine des bâtiments, des décalages de la surface du sol de part et d’autre de failles (zones très actives), mais peut également provoquer des phénomènes induits, tels que des glissements de terrain, des chutes de blocs, une liquéfaction   des sols, des avalanches ou des tsunamis. L’intensité n’est donc pas, contrairement à la magnitude  , fonction uniquement du séisme  , mais également de la distance entre le lieu d’observation et le foyer   du séisme   et des caractéristiques du lieu de l’observation. En particulier, les conditions topographiques (reliefs) ou géologiques locales (particulièrement des terrains mous reposant sur des roches plus dures) peuvent créer des effets de site   qui amplifient l’intensité d’un séisme  . Sans effet de site, l’intensité d’un séisme   est en général maximale à l’aplomb du foyer   (c’est à dire le lieu où il s’est déclenché) et décroît lorsque que l’on s’éloigne du foyer  . En France, on utilise habituellement les échelles d’intensité MSK (Medvedev-Sponheuer-Karnik) ou EMS 98 (Echelle Macrosismique Européenne), qui comportent chacune douze degrés (notés de I à XII) et demeurent assez proches.

  • Degré I : secousse non ressentie par la population mais enregistrée par les instruments (valeur non utilisée)
  • Degré II : secousse partiellement ressentie notamment par des personnes au repos et aux étages
  • Degré III : secousse faiblement ressentie, balancement des objets suspendus
  • Degré IV : secousse largement ressentie dans et hors des habitations, tremblement des objets
  • Degré V : secousse forte, réveil des dormeurs, chutes d’objets, parfois légères fissures dans les plâtres
  • Degré VI : dommages légers, parfois fissures dans les murs, frayeur de nombreuses personnes
  • Degré VII : dommages prononcés, larges lézardes dans les murs de nombreuses habitations, chutes de cheminées
  • Degré VIII : dégâts massifs, les habitations les plus vulnérables sont détruites, presque toutes subissent des dégâts importants
  • Degré IX : destructions de nombreuses constructions quelquefois de bonne qualité, chutes de monuments et de colonnes
  • Degré X : destruction générale des constructions même des moins vulnérables (non parasismiques)
  • Degré XI : catastrophe toutes les constructions sont détruites (ponts, barrages, canalisations enterrées…)
  • Degré XII : changement de paysage, énormes crevasses dans le sol, vallées barrées, rivières déplacées.
Importance de chaque type d'effet macrosismique dans la détermination de l'intensité
Importance de chaque type d’effet macrosismique dans la détermination de l’intensité

Les séismes majeurs en France étant relativement rares, les intensités estimées ne pourront être observées que sur de grands intervalles de temps (plusieurs centaines d’années). Afin de pouvoir distinguer les séismes qui se produisent assez couramment de ceux qui sont très rares, les cartes des intensités présentées dans cet outil de sensibilisation correspondent aux intensités qui pourraient être observées à l’avenir pour différentes périodes de retour (c’est à dire la durée moyenne entre deux séismes de même ampleur) : 50, 100, 200, 475, 975 ou 1 975 ans. Pour un même lieu quelque part en France, les intensités estimées seront donc d’autant plus grandes que la période de retour   choisie sera grande. Pour aider à la compréhension de la notion de période de retour   des séismes, on peut faire un parallèle avec le risque inondation. En effet, pour les inondations on parle souvent de période de retour   décennale, centennale ou millénale d’une crue ; plus la période de retour   est grande, plus la crue est importante. Les cartes des intensités dans cet outil de sensibilisation ne prennent pas en compte les éventuelles amplifications locales du mouvement sismique (effets de site  ) par des conditions géologiques ou topographiques locales particulières (sol mou, vallée, montagne, …).

Avertissement

L’outil « Quel risque chez moi ? » a pour but de sensibiliser à la problématique du risque sismique   en France. Il a été réalisé afin que le public puisse prendre conscience de son niveau d’exposition aux séismes. Dans un premier temps l’outil permet de visualiser uniquement des cartes représentant l’aléa sismique  , soit la probabilité pour un lieu donné d’être exposé à une secousse tellurique de caractéristiques données.

Dans cet outil, trois types de visualisation cartographique sont proposés pour représenter cet aléa sismique   : carte des accélérations, des intensités ou des magnitudes. Bien que cet outil ait été établi à partir de travaux scientifiques, de nombreuses hypothèses simplificatrices ont été utilisées pour son élaboration. C’est pourquoi, il ne doit pas être utilisé pour un usage autre que celui de la sensibilisation du public. En particulier, il ne doit en aucun cas être utilisé dans le cadre de l’application d’une réglementation parasismique, qu’elle soit nationale (zonage sismique et règles de construction parasismique) ou locale (Plan de Prévention des Risques).