Lettre du Plan Séisme - 3e trimestre 2017, Actualités

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Dans l’actualité de l’infolettre du 3e trimestre 2017 :

Commémoration des 50 ans du séisme   d’Arette
Très exactement 50 ans après le séisme   survenu le 13 août 1967 à l’ouest des Pyrénées, la commune d’Arette (Pyrénées-Atlantiques) a organisé, du 9 au 14 août derniers, une semaine de commémoration de cet événement qui demeure à ce jour le dernier tremblement de terre   meurtrier en Métropole.

Bien qu’intervenant au cœur de l’été, ces commémorations ont attiré un large public tout au long de six journées ponctuées par de très nombreux événements : conférences, exposition de photos prises au lendemain du séisme  , concert en hommage aux secouristes intervenus en 1967, parcours commenté sur la reconstruction d’Arette, son et lumière, défilé de voitures anciennes …

En parallèle, un village de quatre stands thématiques a accueilli les visiteurs tout au long de la semaine :

  1. Un stand tenu par l’association des Pompiers de l’Urgence Internationale (PUI?), consacré à la problématique des secours aux personnes et proposant un simulateur de séisme   ;
  2. Un stand tenu par le BCSF? et l’OMP?, dédié à l’explication du phénomène des séismes ;
  3. Un stand tenu par le Centre pyrénéen des risques majeurs (le C-PRIM) et l’AFPS?, de sensibilisation au risque sismique   ;
  4. Un stand tenu par la DREAL? de massif et le BRGM?, dédié à la prévention du risque sismique  .



Enfin, point d’orgue de cette semaine, le jour anniversaire des 50 ans du séisme   a été marqué par une messe solennelle de commémoration suivie de l’inauguration d’une sculpture monumentale du sculpteur Patrick Van Ingen, représentant le clocher à demi effondré de l’église d’Arette, tel qu’il l’était au lendemain du séisme  .

Encore bien présent en mémoire des habitants de la région, ce séisme   avait ravagé le village d’Arette, éventrant le clocher de son église et détruisant plus d’un tiers de ses habitations : au total, ce furent près de 80% des bâtiments de la commune – détruits ou menaçant ruine - qui durent être rasés et reconstruits. Heureusement, le bilan humain de ce séisme   ne fut pas à la hauteur des destructions, puisqu’une seule victime décédée fut à déplorer. Si le choc principal n’avait pas été précédé, quelques dizaines de secondes plus tôt, d’une première secousse de moindre intensité, il est à craindre que le bilan eut été autrement plus lourd…

Le clocher d'Arette, en 1967 au lendemain du séisme, et en 2017 derrière la sculpture commémorative
Le clocher d’Arette, en 1967 au lendemain du séisme, et en 2017 derrière la sculpture commémorative
Source : cliché de droite, C. Sira / BCSF?


Ces commémorations ont donc été l’occasion de maintenir vivant le souvenir de ce séisme  , et de rappeler à tous, habitants, élus, touristes, la réalité du risque sismique   dans les Pyrénées et plus largement en France. En effet, si 50 années représentent un temps long pour l’homme, cela est hier à l’échelle des phénomènes géologiques à l’origine des séismes, et un séisme   analogue à celui du séisme   de 1967 pourrait très bien survenir à nouveau demain.

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Séismes mexicains des 8 et 19 septembre 2017
Le Mexique a été frappé par deux séismes majeurs en une dizaine de jours, causant au total la mort de plus de 300 personnes.

Le 8 septembre 2017, c’est d’abord un séisme   de magnitude   8.2 – l’un des plus puissants survenus au Mexique depuis plus d’un siècle – qui a été enregistré en mer au sud-est du pays, dans le golfe de Tehuantepec. Ressenti jusqu’au centre du Mexique, ainsi qu’au Guatemala voisin, ce séisme   a causé de nombreuses destructions et fait une centaine de morts et plus de 200 blessés dans les États du Chiapas, d’Oaxaca et de Tabasco.

C’est ensuite le 19 septembre 2017, soit 32 ans jour pour jour après le terrible séisme   de Michoacán du 19 septembre 1985 (Mw=8,1) qui avait fait 10 000 morts à Mexico, qu’un nouveau séisme   est survenu, cette fois-ci dans le centre du pays. Déjà ébranlée par les secousses du séisme   du 8 septembre, bien que située à plus de 700 kilomètres de son épicentre, la capitale mexicaine a subi de très importantes destructions suite à ce nouveau séisme  . Alors que les opérations de sauvetage se poursuivent, plus de 230 victimes décédées sont déjà reportées, dont près de la moitié à Mexico.
Immeuble effondré à Mexico suite aux secousses du séisme du 19 septembre 2017
Immeuble effondré à Mexico suite aux secousses du séisme du 19 septembre 2017
Source : Mario Vazquez/AFP


Etant située dans une région très sismique, les autorités mexicaines avaient - depuis 1985 - considérablement renforcé leur politique de prévention du risque sismique   à travers notamment un renforcement des règles de construction parasismiques. D’importants exercices de crise sont également organisés tous les ans à la date anniversaire du séisme   de 1985 afin que la population acquière les bons réflexes en cas de survenue de séismes : le dernier exercice en date avait eu lieu le 19 septembre 2017, quelques heures seulement avant le séisme  … Par ailleurs, le pays s’est également doté depuis de nombreuses années d’un système d’alerte sismique précoce capable d’alerter les populations des villes les plus exposées du pays (Mexico, Acapulco, Colima, etc.) plusieurs dizaines de secondes avant l’arrivée d’ondes sismiques : celui-ci avait permis d’émettre des alertes sonores à Mexico avant qu’elle ne subisse le passage des ondes sismiques du séisme   du 8 septembre, mais n’a été d’aucune aide le 19 septembre, du fait d’un épicentre situé beaucoup trop proche de la ville… Sans ces mesures de prévention engagées depuis une trentaine d’années, la mégalopole mexicaine aux 20 millions d’habitants, construite sur un ancien lac asséché qui amplifie les ondes sismiques, aurait sans doute connu un bilan humain encore bien plus important.

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Un an après le séisme   d’Amatrice
Le 24 août 2016, en pleine nuit, un séisme   de magnitude   6.0 frappait l’Italie centrale, ravageant notamment la petite ville d’Amatrice, et causant la mort de près de 300 personnes, dont 239 pour la seule commune d’Amatrice. De nombreuses autres secousses ont succédé à ce premier séisme  , notamment le 26 octobre 2016 avec un séisme   de magnitude   5.9, et surtout le 30 octobre 2016 avec un séisme   de magnitude   6.5. Moins meurtriers que le séisme   du 24 août, ces séismes ont considérablement augmenté le nombre de sinistrés, et parachevé la destruction du centre-ville historique d’Amatrice et du village de Pescara del Tronto.

Ainsi, pour le premier anniversaire de cette catastrophe, l’Italie toute entière s’est recueillie en hommage aux nombreuses victimes, alors que de nombreuses voix s’élèvent pour s’inquiéter de la lenteur de la reconstruction.
Marche silencieuse en mémoire des victimes dans les rues d'Amatrice
Marche silencieuse en mémoire des victimes dans les rues d’Amatrice
Source : Ansa – Grillotti


Avec des milliers de bâtiments jugés inhabitables suite aux différents séismes, et des dizaines de milliers de personnes à reloger, la problématique du soutien aux populations demeure en effet encore très importante aujourd’hui, plus d’un an après le séisme   d’Amatrice, alors que l’effort de reconstruction et de confortement des bâtiments endommagés commence à peine. A la mi-août 2017, les autorités italiennes annonçaient ainsi encore environ 7500 personnes restant à reloger, alors que quelque 40000 personnes ont pour leur part choisi de bénéficier d’une aide financière pour se reloger par leurs propres moyens.

Séisme   italien du 21 aout 2017
Trois jours seulement avant ce jour anniversaire du séisme   d’Amatrice, l’Italie a dû faire face à un nouveau séisme   meurtrier survenu le 21 août 2017 au large de Naples, sur la petite île d’Ischia. Mais contrairement aux fréquents séismes destructeurs qui ponctuent l’histoire de l’Italie centrale et dont la magnitude   dépasse fréquemment les 6.0, cette fois-ci il s’agissait d’un séisme   de faible magnitude  , de seulement 4.3.

Opérations de secours suite au séisme survenu le 21 août 2017 sur l'île italienne de Ischia
Opérations de secours suite au séisme survenu le 21 août 2017 sur l’île italienne de Ischia
Source : E. Imperato/AFP


Le séisme   étant survenu très proche des côtes à faible profondeur, l’intensité des secousses étaient encore relativement forte à l’épicentre, dans un secteur marqué par des vieilles maisons très vulnérables dont certaines se sont effondrées, causant la mort de deux personnes.

Ce séisme   vient rappeler que le risque sismique   est bien réel y-compris pour des séismes modérés comme il en survient plusieurs chaque année en France métropolitaine, et qu’une composante importante de ce risque réside dans la résistance de nos bâtiments.

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Tutos R !SQUES « Séisme   »
Le Service d’Information du Gouvernement (SIG) investit les codes de communication sur YouTube pour sensibiliser les 18-24 ans aux risques majeurs via une série de 9 vidéos thématiques. Dans l’esprit des tutoriels vidéo propres aux réseaux sociaux, ces « Tutos R !SQUES » ont vocation à délivrer, sur un mode ludique et humoristique, une information pratique concernant les spécificités de chaque risque et les réflexes à adopter pour les éviter ou y faire face.


Diffusé sur YouTube et Dailymotion, ce programme aborde huit risques naturels et domestiques (avalanches, inondations, orages, incendies domestiques, feux de forêts, séismes, fortes chaleurs et froids intenses) dont le risque sismique  . En complément, une dernière vidéo, intitulée « Préparer son kit de sécurité », recense tous les réflexes à connaitre et les articles de première nécessité à préparer pour faire face à une situation d’urgence.

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Nouveau guide : Diagnostic et renforcement sismiques des ponts existants
Le CEREMA a piloté la rédaction du guide Diagnostic et renforcement sismiques des ponts existants, destiné à apporter aux maîtres d’ouvrage un appui technique pour évaluer et réduire le risque sismique   sur les ouvrages d’art.

Guide Diagnostic et renforcement sismiques des ponts existants
Guide Diagnostic et renforcement sismiques des ponts existants

Ce nouveau guide, qui vient de paraitre, n’a pas vocation à se substituer aux décisions et responsabilités de la puissance publique et des différents maîtres d’ouvrage, mais il constitue un appui technique précieux pour l’évaluation et la réduction raisonnée du risque sismique   sur les ouvrages d’art dont ils ont la charge.

L’élaboration de ce guide avait été initiée dans le cadre des réflexions sur la prise en compte du risque sismique   dans les infrastructures et les réseaux, menées au cours du précédent programme national de prévention du risque sismique  , dit « plan séisme   » (2005-2010).

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Le chiffre : 795
C’est le nombre de stations opérationnelles du Réseau sismologique & géodésique français (RESIF?) permettant de mesurer l’activité du sol sur des échelles de temps allant de la fraction de seconde à la décennie suivre l’activité sismique de la France.
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