Lettre du Plan Séisme - 2e trimestre 2017, Actualités

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Dans l’actualité de l’infolettre du 2e trimestre 2017 :

Actualités Exercice européen EU RICHTER CARAIBES 2017
portfolio RICHTER Rendez-vous régulier de préparation à la survenue d’un séisme   majeur, les exercices RICHTER se poursuivent. Le dernier en date, d’ampleur exceptionnelle, s’est déroulé aux Antilles du 21 au 24 mars 2017. Annoncé à l’automne 2016 par M. Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, l’exercice « EU Richter Caraïbes 2017 » a mobilisé tous les niveaux de coordination de la gestion de crise, depuis celui de la commune jusqu’à celui de la Commission Européenne, et a mêlé des mises en situation « sur table » et sur le terrain simultanément en Martinique, sur l’archipel de la Guadeloupe et dans les îles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy), où des renforts nationaux ont été dépêchés depuis la Guyane et la métropole, complétés par des renforts internationaux en provenance d’Espagne, de Belgique et du Luxembourg.

Jamais un exercice de crise de préparation au risque sismique   n’aura mobilisé autant d’acteurs en France ! En tout, ce sont ainsi plus de 126 000 participants représentant plus de 130 entités qui ont été dénombrés pendant les quatre jours qu’a duré l’exercice, principalement en Martinique et en Guadeloupe.
Dès le premier jour de l’exercice, et de manière coordonnée avec l’exercice tsunami   de l’UNESCO CARIBE WAVE 17, ce sont par exemple environ 80 000 élèves et personnels de l’éducation nationale qui ont évacué en réel leurs établissements scolaires en Martinique et en Guadeloupe, permettant notamment en Martinique de tester les sites refuges et leurs itinéraires d’évacuations mis en place dans les communes littorales dans le cadre du projet EXPLOIT .

Parmi les autres joueurs, il est à noter la forte mobilisation des acteurs locaux qui vient à la fois récompenser le travail de préparation coordonné par les préfectures, et témoigner de l’appropriation croissante de la problématique de la prise en compte du risque sismique  . On retrouve ainsi parmi ces entités les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS?), les forces de l’ordre, les Agences Régionales de santé (ARS) ainsi que le SAMU? et le CHU de Fort-de-France, les douanes, les rectorats, les ports et aéroports, des opérateurs de grands réseaux (EDF, Orange, SFR), des industriels, des syndicats des eaux, des bailleurs-sociaux, de nombreux experts scientifiques, des associations de quartier, etc. S’ajoute à cette liste non exhaustive, la participation de 44 communes (27 en Martinique et 17 en Guadeloupe) ayant activé leur PCC? (Poste Communal de Crise) le premier jour de l’exercice, permettant ainsi de tester l’ensemble de la chaîne de commandement.

Passée la gestion de l’urgence, les trois jours suivants ont permis d’approfondir les questions liées au processus de retour à la normale, et de tester la nécessaire « anticipation » que nécessite la planification de la reprise de la vie sociale et économique dans un environnement très dégradé.

De locale au premier jour de l’exercice, la gestion de crise s’est par ailleurs progressivement transformée pour revêtir une dimension nationale puis internationale à mesure de cet avancement de la semaine en temps « compressé », avec la projection de renforts « régionaux » en provenance de Guyane (projection d’une équipe d’une vingtaine de pompiers guyanais), nationaux en provenance de Métropole (projection d’une équipe de près de 150 personnes pour l’appui à la coordination de la crise et la recherche de victimes), et européens (envoi d’une équipe de coordination accompagnée d’une soixantaine de pompiers belges, espagnols et luxembourgeois). Les forces armées ont également apporté leur concours à l’exercice avec la mobilisation de plus de 600 militaires, de deux navires, d’avions de transport et d’hélicoptères…



En coulisse, c’est la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises française (ministère de l’Intérieur) qui a orchestré l’exercice dont la préparation a demandé près d’un an de travail. À ses côtés, le BRGM? a codirigé l’élaboration et l’animation de l’exercice, en appui aux services de l’État. Ses équipes ont en particulier réalisé le scénario scientifique crédible et réaliste, et l’ont adapté à mesure des réponses opérationnelles imaginées et mises en œuvre par les acteurs de la gestion de crise.

Imaginée par l’équipe d’animation, une particularité de cet exercice a été de « jouer » non seulement la période de crise immédiatement après le séisme  , mais aussi une période de plusieurs jours post-catastrophe, permettant, pour la toute première fois sur le territoire national, de travailler à la reprise de la vie sociale et économique dans un environnement dégradé en vue de favoriser à terme un « retour à la normale ».

Initiés dès le 25 mars 2017, soit le lendemain de la fin de l’exercice, les retours d’expérience en cours permettront d’améliorer les processus de réaction des différents acteurs impliqués dans cet exercice en cas de séisme   de grande ampleur.

Logo EU RICHTER CARAIBE web Pour en savoir plus sur l’exercice :

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Application mobile SISMOLOGIE  
Les Presses universitaires de Strasbourg et trois enseignants-chercheurs de l’École et observatoire des sciences de la Terre (EOST?) ont récemment réalisé et mis en ligne une application pour tablettes mobiles dénommée « Sismologie ». L’objectif de cette application, destinée à un large public, est de donner des clefs de compréhension de cette science à travers une présentation ludique et interactive.
Appli SISMOLOGIE
L’application s’organise autour de six tableaux permettant d’aborder différentes notions : répartition mondiale de la sismicité  , reconnaissance d’ondes sismiques, méthodes de caractérisation d’un séisme   (localisation, magnitude  , mécanisme au foyer  ), sismologie   et structure du globe, types de sources sismiques et histoire des instruments et des réseaux. La notion de sismogramme   est au cœur de l’application. Les auteurs ont voulu mettre en exergue la richesse des informations qu’ils contiennent, comment ils sont enregistrés et la manière dont on peut les analyser pour comprendre les séismes et la structure interne de notre planète. L’objectif était également de tirer pleinement parti de ce type de support en proposant à l’utilisateur différents modes d’interaction originaux. Il est ainsi possible de localiser un séisme   en faisant coïncider les temps d’arrivée des ondes P et S, d’explorer l’effet du mécanisme au foyer   sur la forme des ondes enregistrées, etc. Bref, c’est un moyen moderne de (re)découvrir la sismologie   !

L’application est disponible en français et en anglais sur les plateformes App Store et Google Play.
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Campagne SubSaintes 2017
Du 2 au 24 avril dernier, une vingtaine de scientifiques internationaux ont embarqué à bord du navire océanographique de l’Ifremer, l’Atalante, pour une campagne océanographique de trois semaines en mer entre l’archipel des Saintes de Guadeloupe et l’île de la Dominique. Intervenant un peu plus de 12 ans après le séisme   des Saintes, cette mission – nommée « SubSaintes 2017 » – avait pour principal objectif de réaliser une cartographie complète et détaillée de la faille   sous-marine « de Roseau », et d’en mesurer le déplacement imputable au séisme   du 21 novembre 2004.

Le robot télé-opéré « VICTOR 6000 » et l'Atalante, lors de la campagne SubSaintes 2017
Le robot télé-opéré « VICTOR 6000 » et l’Atalante, lors de la campagne SubSaintes 2017


Pour plus de détails sur la mission SubSaintes 2017, rendez-vous sur le site internet du projet.

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Le chiffre : 126 000
C’est le nombre de personnes ayant participé à l’exercice européen EU RICHTER CARAIBES 2017, qui s’est tenu du 21 au 24 mars 2017 aux Antilles.
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