Lettre du Plan Séisme - 1er trimestre 2016, Actualités

ActualitésActualités

Dans l’actualité de l’infolettre du 1er trimestre 2016 :

Actualités Manuel pour la reconstruction postsismique au Népal
Suite aux séismes qui ont frappé le Népal en avril 2015, l’Association Française du Génie Parasismique (AFPS?) a réalisé, en collaboration avec plusieurs associations humanitaires impliquées au Népal, un document pédagogique pour aider les populations à procéder à la reconstruction de leurs habitations.

En effet, la plupart des victimes de ces séismes le furent par l’effondrement total ou partiel de leurs habitations, constructions parfois édifiées à la hâte avec des matériaux de mauvaise qualité disponibles sur place, et des dispositions non parasismiques.

Réalisé de manière didactique et très imagée pour être accessible au plus grand nombre, ce manuel s’adresse tout particulièrement aux habitants des hautes vallées reculées ne pouvant pas bénéficier des programmes de reconstruction. Ils sont contraints de recourir à de l’auto-construction en utilisant les matériaux à leur disposition sur site. Du fait de l’impossibilité d’acheminer sur place et en quantités suffisantes les matériaux usuellement nécessaires à la réalisation de maisons capables de résister aux séismes, les auteurs de ce guide proposent-ils ainsi d’utiliser, de manière simple et ingénieuse, le bambou, les sacs en PVC servant à transporter le riz et autre fil nylon…

Couverture du Manuel pour la reconstruction postsismique au Népal
Couverture du Manuel pour la reconstruction postsismique au Népal
Source : AFPS?



Ce document est en ligne en version anglaise sur le site de l’association depuis le 11 janvier 2016, et fait l’objet d’une page Facebook dédiée.

L’efficacité de ce guide étant conditionnée par sa diffusion aussi large que possible auprès des populations sinistrées, l’AFPS vous invite à le relayer auprès de vos réseaux, en France, au Népal ou sur toute autre zone internationale sur laquelle il pourrait présenter un intérêt. Vous pouvez également aider l’AFPS en lui faisant part de contacts locaux ou internationaux susceptibles de l’appuyer dans la diffusion et la promotion de l’ouvrage, en lui écrivant en cliquant ici.

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Séisme   meurtrier à Taïwan : un lourd bilan dû à des malfaçons
Un séisme   de magnitude   6.4 a frappé le Sud de Taïwan le 5 février dernier. Bien qu’ayant atteint à l’épicentre une intensité importante voisine de VIII, ce séisme   marque par l’ampleur de son bilan humain dans un pays pourtant très bien préparé au risque sismique  .

Cependant, sur les 116 victimes décédées reportées par les autorités, au moins 112 l’ont été dans l’effondrement d’un unique complexe immobilier composé de 4 immeubles de 17 étages. Alors que les constructions avoisinantes ont quant à elles bien résisté aux secousses sismiques, cet effondrement total d’immeubles semble vraisemblablement en grande partie imputable à des défauts de construction et des malfaçons. Ainsi, la justice taïwanaise a révélé l’absence de poutres de soutènement en acier, alors que des images reportées par des médias internationaux ont mis en évidence la présence de matériaux pour le moins surprenants scellés à l’intérieur des piliers du bâtiment : bidons d’huile de cuisson et de peinture, grosses plaques de polystyrène, etc. Avant d’être interdite dans les années 2000, cette pratique, consistant à introduire des matériaux légers dans les piliers en béton pour les rendre plus large sans les alourdir, était malheureusement très répandue à Taïwan, et continue à l’être par quelques constructeurs peu scrupuleux.

En haut : vue aérienne de la barre d'immeubles effondrée lors du séisme du 5 février 2016. En bas : bidons découverts dans les piliers en béton des bâtiments.
En haut : vue aérienne de la barre d’immeubles effondrée lors du séisme du 5 février 2016. En bas : bidons découverts dans les piliers en béton des bâtiments.
Sources : CTI TV/AFP, SIPA/AP



Cela rappelle dramatiquement qu’au-delà des règles de construction parasismique en vigueur dans les pays exposés au risque sismique  , la bonne tenue des bâtiments aux séismes dépend fortement de leur conception et de leur réalisation, incitant par là-même à avoir recours à des professionnels qualifiés et expérimentés.

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Base de données des intensités historiques extrapolées
L’information des citoyens sur les risques majeurs est un droit inscrit dans la loi française, notamment via le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM?) établi par le maire. La rédaction de ces documents requiert que soient mises à disposition des élus et des citoyens, des informations relatives à l’exposition de leur territoire vis-à-vis des séismes.

La connaissance des séismes historiques, outre son intérêt pour la compréhension du phénomène sismique et l’évaluation de l’aléa sismique  , contribue à entretenir la mémoire des séismes passés et à transmettre la culture du risque. La base de données sur la macrosismicité historique SisFrance (www.sisfrance.net, BRGM?/IRSN?/EDF) permet d’ores et déjà de connaître, par commune, l’intensité macrosismique   des séismes historiques, dès lors que ces événements ont donné lieu à une description des effets sur la commune visée. Afin de pouvoir disposer également d’une information préventive de qualité pour les communes historiquement peu documentées (petites communes rurales notamment), et qui peuvent (faussement) apparaître comme étant des localités à l’abri des séismes, il est donc apparu le besoin de mettre en place une base de données faisant état d’un niveau d’intensité présumée occasionnée par les séismes passés, par extrapolation des données d’intensités observées.

Niveau d'intensité maximal, par commune, obtenu après extrapolation de la base de données SISFRANCE
Niveau d’intensité maximal, par commune, obtenu après extrapolation de la base de données SISFRANCE
Source : BRGM?



C’est pourquoi le BRGM vient de mettre en place, avec le soutien du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, une base de données des intensités historiques extrapolées sur l’ensemble du territoire français, accessible en ligne sur le portail Géorisques, et sur l’outil cartographique du site planseisme.fr.

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Le chiffre : 1700
Le nombre d’utilisateurs français de l’application mobile LastQuake du CSEM?, sur les quelques 100.000 utilisateurs dans le monde.
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