Dossier : Sauvetage-déblaiement, une spécialité au service des secours, 3 questions au Commandant Philippe Meresse, conseiller technique USAR et organisateur de formations à l'école d'application de sécurité civile (ECASC)

3 questions au Commandant Philippe Meresse, conseiller technique USAR et organisateur de formations à l'école d'application de sécurité civile (ECASC)3 questions au Commandant Philippe Meresse, conseiller technique USAR et organisateur de formations à l’école d’application de sécurité civile (ECASC)

ommandant Philippe Meresse, conseiller technique USAR et organisateur de formations à l'école d'application de sécurité civile (ECASC)
"La formation à la spécialité sauvetage-déblaiement va être amenée à intégrer les standards de l’ONU?

Depuis quand la spécialité sauvetage-déblaiement existe-t-elle ?

Elle existe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. A l’époque, ce n’était pas une spécialité à part entière mais une annexe du secourisme. Du fait de l’activité liée aux tremblements de terre, notamment à Mexico et en Arménie dans les années 80, c’est devenu une spécialité internationale. Chaque pays organise sa propre formation suivant ses propres doctrines et règlements. En France, le guide national de référence d’avril 2003 est venu concrétiser ces évolutions et préciser les choses. Aujourd’hui le terme générique utilisé pour cette spécialité est USAR, l’acronyme anglais de Urban Search and Rescue (recherche et sauvetage en milieu urbain, ndlr).

En France, à qui s’adresse cette spécialité ?

Elle est destinée aux sapeurs-pompiers civils professionnels et volontaires, à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, au bataillon des marins-pompiers de Marseille et aux forces militaires de sécurité civile.

Comment est-elle amenée à évoluer ?

La formation évolue en fonction des besoins de terrain, d’une part. Depuis 20 ans les maisons ont beaucoup changé par exemple. Il y a des maisons en bois, en chanvre, en préfabriqué, etc. On adapte notre système de recherche à l’évolution du bâtiment. Pour cela nous gardons une veille technologique sur ce secteur en allant à des salons professionnels comme Batimat notamment. Nous utilisons aussi beaucoup les retours d’expérience terrain pour faire évoluer la formation sauvetage-déblaiement. D’autre part, cette spécialité va être amenée à intégrer les standards de l’ONU qui a mis en place, depuis le milieu des années 2000, un système de classification délivrée par le groupe consultatif de recherche et de sauvetage INSARAG.
Enfin, rappelons que toutes les évolutions du système de formation passent par la validation de la DGSCGC? (direction générale la sécurité civile et de la gestion des crises du Ministère de l’Intérieur).